×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Le prix de L’Economiste pour la recherche en économie, gestion et droit
    Economie

    Gestion des risques: Une nouvelle stratégie en projet

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5666 Le 31/12/2019 | Partager
    Elle sera mise en œuvre sur une période de 10 ans, à partir de 2020
    Un projet pilote pour 4 zones exposées aux inondations
    Plus de 32 millions de DH pour des mesures de protection

    Le ministère de l’Intérieur met les dernières touches au projet de mise en place d’une stratégie dédiée à la gestion des risques naturels. Il s’agit d’unifier les différentes positions en vue d’une meilleure synergie entre les parties concernées par ce dossier. En réalité, une première mouture, qui fixe les bases de cette stratégie, est déjà élaborée, en plus d’un plan d’action pour mettre en œuvre les différents programmes.

    Ainsi, les objectifs de la stratégie ont été fixés pour répondre à une double ambition. D’une part, contribuer à travers une approche participative à la protection des citoyens et de leurs biens, des effets des catastrophes naturelles. Cela passe par des mesures de protection et d’allègement des risques, avec d’un côté la mise en place d’un système de surveillance et d’alerte, en plus d’investissements dans la reconstruction.

    D’autre part, il s’agit de fixer des outils nécessaires à la protection des vies humaines, des activités économiques, du patrimoine et de l’environnement. L’idée est d’affronter les risques naturels dans le cadre du développement durable. 

    Le coût de l’exécution des programmes issus de cette stratégie sera arrêté après consultation des différentes administrations concernées. En vue de garantir les objectifs fixés, cette stratégie sera mise en œuvre sur une période de 10 ans à partir de 2020.

    Le plan d’action pour réaliser les projets issus des programmes de 2019-2025 peut être amendé à tout moment, en fonction des nécessités, lit-on dans un document qui retrace les réalisations du ministère de l’Intérieur en 2019, remis aux parlementaires.

    Par ailleurs, le système intégré d’aide à la gestion des risques d’inondations n’est pas en reste. Ce projet pilote, lancé en septembre dernier, est doté de 32,6 millions de DH en provenance du Fonds de lutte contre les effets des catastrophes naturelles. Il consiste dans la mise en place d’un système de gestion intégrée et opérationnelle des risques d’inondations.

    Cela se traduit par la création d’un centre opérationnel de surveillance, d’alerte et d’aide à la gestion de ces risques au niveau du ministère de l’Intérieur. Il s’agira d’informer les intervenants locaux de la zone exposée aux risques d’inondations de manière anticipative. Le but est de garantir la sécurité des citoyens et leurs biens ainsi que leurs activités économiques.

    Ce projet sera expérimenté dans 4 zones concernées par les inondations: urbaine comme Mohammédia, Oued Lourika, la plaine du Gharb et désertique comme Guelmim. Chacune de ces zones sera dotée d’un centre de coordination, situé au niveau de la province. Ce projet pilote sera réalisé sur trois étapes dont la première consiste dans un diagnostic de la situation et une évaluation des informations disponibles.

    Après son équipement en matériel et ressources humaines, la 3e étape consiste dans l’évaluation des résultats réalisés au niveau des zones concernées par le projet pilote. Ces étapes sont nécessaires avant de prévoir la généralisation de ce système aux autres régions menacées par les inondations.

    Par ailleurs, le Fonds de lutte contre les effets des catastrophes naturelles est doté d’un nouveau domaine d’intervention. Et cela, dans le cadre du programme intégré de gestion des risques et de la capacité à y faire face. Il vise à participer au financement des projets de protection contre les risques naturels, fixés au nombre de 4 risques: les inondations, le tremblement de terre, les glissements de terrains et le tsunami.

    En plus de la révision des mécanismes de financement commun exécutés à travers le lancement des appels à projets, considérés comme transparents et qui permettent aux intervenants institutionnels de présenter leurs dossiers. Ce chantier est organisé selon trois programmes sectoriels.

    Le premier porte sur le renforcement de la réforme institutionnelle et la construction des capacités.  Le 2e concerne l’incitation à développer les activités de réduction des risques. Les deux sont pris en charge par le ministère de l’Intérieur. Le dernier programme sectoriel porte sur l’amélioration du financement et de l’assurance contre les risques de catastrophes naturelles, exécuté par le ministère des Finances.

    Les appels à projets lancés en 2019 ont abouti à 77 réponses pour un investissement  global de 1,305 milliard de DH. Sur ce total, 47 projets ont été choisis pour un coût de 471 millions de DH. En tout cas, la liste principale comporte 38 projets dont 20 sont structurels et 18 non structurels pour un prix global de 432 millions de DH dont 139,6 millions comme contribution du Fonds.

    Formation

    Dans le cadre de la formation et du renforcement des capacités, le ministère de l’Intérieur a mis en place un plan de formation sur la gestion des risques de catastrophes naturelles. Le but est de renforcer le niveau d’expertise sur les plans central et provincial du département, en plus des autres administrations concernées. Il s’agit de fournir une formation de qualité, y compris une tournée vers un master dans ce domaine à l’Université internationale de Rabat. Cette formation dispensée à 150 participants, avec une moyenne de 50 par an, sera couronnée par un diplôme universitaire. Elle vise principalement à approfondir les connaissances en la matière en plus de développer les compétences stratégiques relatives à la prise de décision. A rappeler que le premier groupe de 50 lauréats a terminé cette formation en mars dernier. A la même date, une autre a démarré.

    M.C.

    Retrouvez dans la même rubrique

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      abonnement@leconomiste.com
      mareaction@leconomiste.com
      redaction@leconomiste.com
      publicite@leconomiste.com
      communication@leconomiste.com

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc