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International

BCE: Les promesses enthousiastes de Christine Lagarde

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5655 Le 16/12/2019 | Partager
Garantir la stabilité des prix, une accélération de la croissance…
Un réexamen d’ensemble de la stratégie de l’institution
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La présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, a annoncé une vaste revue de la stratégie de politique monétaire. Et ce, après des années de mesures anti-crise aussi vigoureuses que controversées (Ph. AFP)

Christine Lagarde entend imprimer son style à la tête de la Banque centrale européenne. Après son premier discours, les taux d’emprunt en zone euro sont restés tendus. Comme attendu, la BCE a maintenu à zéro son principal taux d’intérêt, tandis que les banques se verront appliquer un prélèvement de 0,50% sur les dépôts qu’elles confient à la banque centrale au lieu de les prêter à leurs clients.

Lagarde s’est montrée légèrement plus optimiste sur les prévisions de croissance. La principale institution monétaire de l’UE, les a abaissées à 1,1% pour 2020 en zone euro (principale partenaire commerciale du Maroc). Elles devraient connaître une accélération pour atteindre 1,4% en 2021 et 2022.

L’ex-directrice du FMI a promis un réexamen d’ensemble de la stratégie de l’institution l’an prochain. L’on rappelle que les critiques sur la faible efficacité des décisions de la BCE sont nombreuses (Cf. L’Economiste du 13 décembre 2019).

■ Changements de cap: Chargée par son mandat de garantir la stabilité des prix en zone euro, la BCE a précisé cet objectif en 2003 et s’efforce d’atteindre un taux d’inflation inférieur, mais proche de 2%. Un niveau censé favoriser l’investissement et l’emploi. L’inflation devrait se tasser à 1,1% l’an prochain, après 1,2% cette année, avant de remonter à 1,4% en 2021 et 1,6% en 2022, toujours loin des clous visés par l’institut de Francfort. Malgré des mesures de politique monétaire exceptionnelles, la BCE ne parvient pas à faire décoller l’inflation au niveau souhaité. Cet agrégat stagnant autour de 1% sur fond de multiplication d’emplois peu rémunérés et de chocs extérieurs freinant l’économie notamment les tensions commerciales. Faite de taux historiquement bas et de rachats de dette, la politique de la BCE est de plus en plus critiquée en particulier en Allemagne. Ici, on lui reproche de pénaliser les épargnants et de gonfler les prix des actifs financiers et de l’immobilier, favorisant la création de bulles.

■ L’objectif climat: Poussée par une pétition d’associations et d’universitaires à participer à la lutte contre le changement climatique, la BCE va en tenir compte dans ses prochaines décisions de politique monétaire. «Il faudrait à minima que les modèles macroéconomiques utilisés pour les prévisions incorporent le climat dans l’évaluation des risques», avait plaidé Lagarde début décembre devant le Parlement européen. L’institution pourrait aussi aménager les règles de refinancement des banques à son guichet, favorisant les établissements lui apportant comme garanties des actifs qui ne sont pas liés aux activités les plus polluantes. Ses rachats d’actifs, destinés à soutenir l’économie, pourraient également privilégier les obligations «vertes».

■ Communication, transparence: La communication des gardiens de l’euro est un chantier délicat et qui engage la crédibilité de l’institution. La BCE a déjà l’intention lors de sa revue stratégique de rencontrer un large public entre parlementaires, universitaires et représentants de la société civile.
«Il s’agit d’écouter et pas uniquement de prêcher les vues de l’institution», a insisté sa présidente. Il pourrait être question de passer à un processus de vote plus transparent et systématique (des membres du conseil des gouverneurs) sur les principales décisions, selon certains experts.

F. Z. T.

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