×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

International

Réforme des retraites: Mobilisation massive en France

Par L'Economiste | Edition N°:5648 Le 05/12/2019 | Partager
Objectif: forcer l’exécutif à abandonner son projet

Cheminots, enseignants, étudiants, policiers, éboueurs, avocats aux côtés des syndicats, partis d'opposition et «gilets jaunes» appellent à la mobilisation ce jeudi. Un trafic très perturbé est prévu dans les transports contre la future réforme des retraites que l'exécutif est déterminé à mener à terme.

La SNCF prévoit 90% des TGV et 80% des TER annulés, quand la RATP annonce un trafic «extrêmement perturbé» avec 11 lignes de métro fermées. Ce sera plus accentué que le 13 septembre, lorsque le mouvement avait quasiment paralysé la capitale. Dans les airs, 20% des vols seront supprimés sur le territoire français. Air France a annulé 30% de ses vols domestiques, 15% des moyen-courriers. La compagnie aérienne britannique EasyJet a annoncé l'annulation d'une partie de son programme français de jeudi, soit 233 vols intérieurs et moyen-courriers.

Le mouvement pourrait durer plusieurs jours. Les syndicats de la SNCF et de la RATP ont appelé à une grève illimitée. Une intersyndicale (CGT, FO, la FSU, Solidaires, Unef, Fidl, MNL et UNL) est programmée vendredi pour envisager la suite. En l'absence notable de la CFDT, favorable à un système de retraite «universel, plus lisible et plus juste».

L’exécutif anticipe un mouvement long, dans un contexte social tendu où les mécontentements se multiplient (hôpital, urgences, police, enseignants, cheminots, gilets jaunes...). Il a enchaîné de ce fait les réunions, dont un séminaire gouvernemental dimanche à Matignon.

De son côté, le haut-commissaire aux Retraites, Jean-Paul Delevoye, continue de recevoir syndicats et patronat, avant de rendre ses conclusions à Édouard Philippe les 9 ou 10 décembre. En première ligne, le chef du gouvernement doit dévoiler le projet à la mi-décembre pour une présentation au Parlement début 2020. Il a laissé une porte ouverte à une entrée en vigueur après 2025, année prévue au départ. Et à des thèmes chers aux syndicats, comme les droits familiaux, la pénibilité ou les garanties attendues par les enseignants, dont près de sept sur dix seront en grève.

La fermeté reste toutefois de mise: «Je n'y renoncerai pas», a prévenu Emmanuel Macron, quand Edouard Philippe est «plus déterminé que jamais». Plusieurs sondages ont montré que si les Français sont favorables à une réforme des retraites, une majorité soutient également la mobilisation.

Le projet de loi définissant le système «universel» de retraite est une promesse électorale d'Emmanuel Macron en 2017, qui affirmait alors que le «problème des retraites n'(était) plus un problème financier». Mais depuis, les prévisions se sont dégradées. Du coup, l'exécutif réfléchit à des mesures d'économies avant même l'application de la réforme.

F. Z. T. avec agences

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    mareaction@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc