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International

Opep: Membres et partenaires se retrouvent à Vienne

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5648 Le 05/12/2019 | Partager
Objectif: discuter de la prolongation de leur accord de limitation de production
Le contexte économique invite les pays du cartel à la prudence
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Coincés entre un ralentissement de la croissance mondiale, des stocks abondants et des prix toujours fragiles, l’Opep et ses partenaires se réunissent jeudi et vendredi à Vienne. Ils devraient une nouvelle fois prolonger la réduction de leur niveau de production de brut.

Cette réduction a été fixée à 1,2 million de barils par jour (mbj) depuis décembre 2018 par rapport au niveau d’octobre de la même année. Elle a déjà été reconduite jusqu’en mars 2020 lors de la dernière conférence de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole en juillet. Celle-ci a déjà envoyé un signal fort. Sa commission économique a indiqué récemment que le marché du pétrole serait «équilibré en cas de maintien en 2020 des limitations actuelles de production».

Le contexte économique mondial invite les pays du cartel à la prudence. D’abord la guerre commerciale pèse sur la croissance chinoise (très gourmande en pétrole), tandis que celle de l’Europe (autre zone de forte demande) reste faible.

Les niveaux de production des pays non-Opep battent des records. Les Etats-Unis, premier producteur mondial depuis 2018, extraient de grandes quantités de pétrole de schiste. Le Brésil et le Canada ont également augmenté leur production et d’autres comme la Norvège projettent de le faire.

De plus, les Etats-Unis disposent de stocks énormes, de l’ordre de 452 millions de barils, selon les derniers chiffres établis par l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA). Cette offre restreint la marge de manœuvre de l’Opep qui a pour objectif de maintenir des prix équitables et stables aux producteurs.

Les cours sont relativement stables. Ils tournent autour des 60 dollars le baril pour le Brent (hormis un pic en septembre à la suite des attaques contre des installations pétrolières saoudiennes).

Si ce niveau semble confortable pour la Russie (son budget 2019 est calculé sur la base d’environ 42 dollars le baril), il est trop faible pour d’autres pays. C’est le cas de  l’Arabie saoudite dont le budget nécessiterait un cours bien plus élevé. Et ce, malgré un coût de production parmi les plus faibles du globe.

En amont du sommet, les doutes planent surtout sur la position de la Russie. Le deuxième producteur de pétrole mondial, avec qui l’Opep est associée depuis fin 2016 via l’accord Opep+, a soufflé le chaud et le froid ces dernières semaines.

Moscou dépasse régulièrement ses limites de production imposées par l’accord. De même que l’Irak ou le Nigéria, premier producteur de pétrole d’Afrique, dont les budgets dépendent très largement du cours de l’or noir.

A l’inverse, l’Arabie saoudite fait figure de bon élève en matière de quota. Elle reste en dessous des limites et a rappelé à l’ordre ses partenaires en septembre.

F. Z. T.

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