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    Fruits rouges: 200 ouvrières agricoles accompagnées

    Par Jean Modeste KOUAME | Edition N°:5646 Le 03/12/2019 | Partager
    Un projet pilote pour susciter des vocations
    Objectif: Créer leurs propres exploitations de fruits rouges au Maroc
    fruits-rouges-046.jpg

    Des saisonnières marocaines en pleine récolte de fraises (Ph. H.P.P.)

    Un changement de mindset s’opère au sein de l’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences (Anapec). Invité jeudi 28 novembre à la 4e édition de Meet the Lead à Bouskoura, Abdelmounime El Madani, DG de l’Agence, a présenté une initiative en cours, ciblant les ouvrières agricoles employées chaque année pour la récolte de fruits rouges dans le sud de l’Espagne, exactement dans la province de Huelva.

    Dans le cadre d’un projet pilote mené en synergie avec l’UE, 200 femmes vont bénéficier d’un accompagnement à l’entrepreneuriat. «La partie espagnole nous a informé que l’Union européenne alloue des fonds pour accompagner 200 ouvrières agricoles dans le cadre d’un projet pilote. Le rôle de l’Anapec consiste à les identifier», explique El Madani.

    L’objectif est de leur permettre de créer leurs propres exploitations de fruits rouges au Maroc. Des agronomes marocains sont en train de lister les besoins en compétences de ces femmes (machinisme, emballage, conditionnement…). Leur accompagnement commence déjà pendant qu’elles sont en exercice en Espagne. L’agence passe de la logique d’entrepreneuriat de survie vers l’entrepreneuriat de proximité et de vocation.

    «Une fois au Maroc, nous allons les accompagner jusqu’à ce qu’elles soient prêtes pour la soumission de leurs dossiers de financement. Pour l’heure, nous sommes en train d’approcher les banques et organismes de microcrédit pour les aider à équilibrer leurs portefeuilles», annonce le dirigeant, tout en précisant que l’agence accompagne ces femmes vers la création d’entreprises et pas vers de simples AGR (activités génératrices de revenus).

    Chaque année, l’Anapec opère l’une des plus grosses opérations d’immigration circulaire au monde. L’âge des postulantes ne dépasse pas 45 ans. Elles touchent un salaire quotidien avoisinant les 37 euros, soit 400 DH/jour, sont nourries et logées par leurs employeurs. Selon le ministère du Travail et de l’Insertion professionnelle, l’Espagne a exprimé un besoin en main-d’œuvre de près de 16.500 ouvrières saisonnières cette année, pour des autorisations de travail d’une durée de six mois au minimum. Cette année, les candidates s’y rendront de manière progressive, en trois phases. Le premier contingent à la mi-décembre.

    Plus de 14.572 ont participé à la campagne 2018-2019. Franchir la frontière pour travailler de manière légale provoque un changement de posture chez ces femmes issues du milieu rural. Pour le dirigeant, c’est un bout d’émancipation sur lequel il va falloir capitaliser pour susciter des vocations à l’entrepreneuriat. De plus, de telles initiatives apportent des solutions à l’environnement entrepreneurial des régions d’origine, notamment dans la logistique ou autres services liés au développement des chaînes de valeur agricoles.

    M.Ko.

     

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