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    CGEM: Les dessous d'une campagne tumultueuse

    Par Amin RBOUB | Edition N°:5646 Le 03/12/2019 | Partager
    Le binôme Chakib El Alj-Mehdi Tazi part favori
    Un minotier et un assureur pour la succession à Mezouar?
    Abdelmoumen et Mouhyi se confient...

    Deux semaines avant la date de validation (16 décembre) des candidatures pour les élections présidentielles de la CGEM, la bataille électorale bat déjà son plein. La fin de semaine dernière a été marquée par plusieurs coups de théâtre qui animent les tractations en coulisse au sein de la Confédération patronale.

    En effet, vendredi 29 novembre, l'un des candidats pressentis, Hakim Abdelmoumen, président de la Fédération de l'automobile, a surpris le microcosme des patrons en annonçant le retrait de sa candidature. Contacté par L'Economiste, Hakim Abdelmoumen a motivé sa décision par des raisons strictement «personnelles et familiales».

    «J'ai décidé de me retirer de cette campagne pour des raisons personnelles et familiales sur lesquelles je ne peux m'exprimer en public. Cela étant, je resterai toujours au service de la Confédération et de l'industrie», confie Abdelmoumen, PDG de Induver Maroc. Pour son binôme, Youssef Mouhyi, président de la CGEM Marrakech-Safi, il maintient sa candidature.

    «Le retrait de mon colistier renforce mes convictions. Je vais déposer ma candidature avec un nouveau binôme. Notre combat est juste et il est hors de question que l'on se retire». Si Youssef Mouhyi maintient sa candidature, c'est parce qu'il est convaincu que les régions et les PME «ne sont jusque-là pas bien défendues par le patronat».

    Le socle de mon programme va dans le sens de la défense des «intérêts des entreprises régionales de toutes tailles et tous secteurs d'activité confondus, les PME-PMI, les startups, les fédérations sectorielles, les filières industrielles, les sociétés de services, le financement, la formation...

    Tous les oubliés de la CGEM, ceux qui souffrent en silence de l'éloignement du centre de décision, du siège». Et d'ajouter: «Ce que nous défendons, c'est la place qui revient de droit à côte des grands groupes... pour asseoir un modèle équitable et inclusif». Certes, le coup de théâtre du binôme Abdelmoumen-Mouhyi a fait l'objet de vives tensions au sein de la CGEM.

    Des fauteurs de troubles s'en sont servis au sein de la CGEM pour souffler sur les braises, confie une source à la centrale patronale. Bien évidemment, ces rebondissements font le bonheur des concurrents. Et c'est de bonne guerre! Le retrait de la candidature de Abdelmoumen arrangerait le binôme Chakib El Alj (PDG de la Société Nouvelle des Moulins du Maghreb) et son colistier Mehdi Tazi, PDG de Beassur Marsh.

    De sources sûres, cette équipe a des soutiens forts, à Casablanca et à Rabat. Pour rappel, Mehdi Tazi est un ancien dirigeant du groupe Saham Assurance.

    Contacté par L'Economiste, Mehdi Tazi confirme sa candidature en tant que colistier de Chakib El Alj. Pour ce binôme, «ce qui s'est passé n'est pas du tout positif. Nous croyons en une concurrence saine et un vrai débat d'idées... Un climat serain pour la démocratie. Nous sommes déterminés Chakib El Alj et moi-même à apporter un débat serein et un programme constructif et mobilisateur», déclare à L'Economiste Mehdi Tazi. Autre candidature qui a de fortes chances, celle de Neila Tazi, présidente de la Fédération des industries culturelles et créatives (FICC).

    Pour rappel, le calendrier électoral tel que validé par le dernier conseil d'administration de la CGEM prévoit le 13 décembre comme étant la date limite de dépôt des candidatures. La validation des différents candidats-binômes (président et vice président) sera rendue publique, le 16 décembre, par le comité électoral. Quant à l'assemblée générale élective (AGE), elle est programmée le 22 janvier 2020.

    Rétablir la confiance

    Rappelons que les élections à la présidence de la CGEM interviennent dans un contexte particulier, marqué par de fortes tensions après la démission tonitruante de Mezouar. L'heure est à la mobilisation générale pour rétablir la confiance et fédérer les régions. Tout l'enjeu est de coller aux priorités nationales, notamment la régionalisation, l'inclusion sociale et le nouveau modèle de développement économique. 

    Amin RBOUB

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