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    Régions

    De nouveaux locataires au zoo de Rabat

    Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:5634 Le 14/11/2019 | Partager
    Ouverture d’un vivarium dédié aux reptiles africains
    150 animaux représentant une quarantaine d’espèces: serpents, lézards, tortues, crocodile nain…
    1.700 m2 et 20 millions de DH d’investissement
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    L’ouverture du vivarium s’inscrit dans le cadre du programme d’extension du zoo de Rabat. Les visiteurs pourront bénéficier de la richesse et de la diversité du patrimoine zoologique à travers des actions en matière d’éducation à l’environnement (Ph. MAP)

    Depuis la semaine dernière, le Jardin zoologique de Rabat abrite de nouveaux locataires venus d’Afrique. Ce vivarium, étalé sur environ 1.700 m2, accueille différentes espèces de reptiles dans des reproductions de leurs habitats naturels. La réalisation de cette infrastructure a nécessité la mobilisation d’un investissement avoisinant les 20 millions de DH dont près de 14 millions pour la construction.

    «Le concept adopté pour ce projet est basé sur des représentations recréant les habitats naturels des reptiles sous forme de 6 biozones africaines le long d’un parcours du Maroc à Madagascar», explique Jawad Benchemsi, architecte du zoo de Rabat et de son vivarium. Pour ce dernier, il s’agit d’un projet très complexe sur le plan technique du fait qu’il fallait reproduire les conditions thermiques et naturelles identiques à celles du milieu naturel où vivaient auparavant ces animaux.

    Le vivarium est composé d’une vingtaine d’enclos vitrés dans lesquels sont exposés plus de 150 animaux représentant une quarantaine d’espèces. Parmi elles, 13 genres de serpents, 21 espèces de lézards, 9 pour la tortue et 3 espèces d’amphibiens, est-il indiqué.

    Outre son rôle dans la conservation des espèces de reptiles, cette nouvelle infrastructure permet de diffuser les connaissances sur la richesse de la biodiversité du Maroc et du continent africain en matière de reptiles, rappelle la direction du zoo. Et également de sensibiliser le public à la nécessité de préserver les espèces animales, en particulier celles menacées d’extinction, ajoute-t-elle.

    De notre correspondant permanent, Noureddine EL AISSI  

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    Près de 5 millions de visiteurs

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     «Depuis l’ouverture en janvier 2012, nous avons réalisé de nombreuses actions pour accroître l’attractivité du site. Nous avons totalisé, à aujourd’hui, quelque 4,5 millions de visiteurs», indique Salma Slimani, DG déléguée du zoo de Rabat (Ph. NEA)

    - L’Economiste: 7 ans après son ouverture, quel bilan peut-on dresser du Jardin zoologique de Rabat?
    - Salma Slimani:
    Le Jardin zoologique de Rabat (JZR) est une institution dont la mission cible plusieurs domaines, notamment le divertissement, la sensibilisation et l’éducation à l’environnement ainsi que la préservation des espèces animales, particulièrement celles les plus menacées. Depuis l’ouverture en janvier 2012, nous avons réalisé de nombreuses actions pour accroître l’attractivité du site et nous avons totalisé, à aujourd’hui, quelque 4,5 millions de visiteurs.

    - Quid de la recherche scientifique?
    - Plusieurs projets de recherche ont été menés portant notamment sur des espèces endémiques locales dans le cadre de partenariat avec des instituts nationaux et étrangers. C’est le cas du projet sur le lion de l’Atlas réalisé avec le Musée d’histoire naturelle de New-York. De même pour un autre programme portant sur l’étude génétique relative aux antilopes sahariennes, le cas des gazelles Dama Mhor. Ce travail a été mené en coopération avec l’Institut royal de zoologie d’Ecosse. Nous organisons aussi régulièrement des sessions de formation au profit de notre personnel à travers des séminaires animés par des spécialistes en zoologie de renommée internationale dans le cadre de notre coopération avec le Muséum national d’histoire naturelle de Paris. Nous encadrons aussi avec le plus grand sérieux les stagiaires accueillis par notre établissement.

    - Quelle est l’approche adoptée pour la préservation des espèces?
    - Notre travail porte sur l’ensemble des espèces disparues de la nature ou menacées d’extinction. Cela à travers des programmes d’élevage de ces espèces comme celui qui concerne la préservation du lion de l’Atlas au sein du zoo. Des actions menées en étroite collaboration avec le Haut-Commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification pour la réintroduction des espèces endémiques dans les aires de reproduction d’origine notamment dans les zones du Sud et de l’Oriental.

    - Les recettes réalisées par votre établissement permettent-elles de couvrir la totalité de ses charges?
    - A travers le monde, le bon fonctionnement des parcs zoologiques nécessite des charges importantes. C’est également le cas du JZR dont les recettes n’arrivent pas encore à couvrir les charges. Pour combler ce déficit, nous avons développé des partenariats avec des sociétés éco-citoyennes qui parrainent le zoo et sponsorisent une partie de nos actions.

    Propos recueillis par Noureddine EL AISSI

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