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    Economie

    Budget: Le déficit à 3,2% du PIB à fin septembre

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5633 Le 13/11/2019 | Partager
    Forte hausse des charges et baisse des recettes ordinaires
    L’IS décroche pour la troisième année consécutive
    L’actionnariat de l’Etat assure le cap haussier
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     L’évolution de la structure des dépenses du budget général fait ressortir une hausse de la part des charges de matériel, des intérêts de la dette, des émissions de la compensation et des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux, conjuguée à la baisse de la part des dépenses de personnel et des dépenses d’investissement

    Tous les postes de dépenses sont orientés à la hausse sur les neuf premiers mois. Globalement, les charges se sont appréciées de 7,8% par rapport à la même période de 2018. Elles s’expliquent par la hausse de 6,3% des achats de  biens et services, l’augmentation  de 4,4% de la masse salariale, du bond de 9,6% des acquisitions des autres biens et services et l’explosion de 22,2% de la compensation. Cette situation s’est encore alourdie par  les intérêts de la dette qui se renchérissent de 12% et des remboursements fiscaux dont le montant a flambé de près de 25%.

    Cependant, l’investissement n’a enregistré qu’un mieux de 4,8%. Et à 3 mois de la clôture de l’exercice, son taux de réalisation demeure limité à 61% par rapport aux prévisions du budget 2019.  S’établissant à 44,8 milliards de DH, cet investissement a été réalisé grâce à la forte hausse (18,1%) des dépenses communes alors que celles des ministères s’inscrivent en baisse de 2,7%.

    En face, les recettes ordinaires reculent de près de 6% à 185 milliards de DH contre 196,9 milliards à fin septembre 2018 alors que celles non fiscales plongent de 42,6% d’une période à l’autre. Ceci en dépit des versements, en amélioration de 21,2%, des monopoles de l’Etat et d’une rentrée de 4,4 milliards de DH au titre de la privatisation. Du coup, le déficit budgétaire s’établit à 32,3 milliards de DH contre 26,3 milliards à fin septembre 2018.   

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    Source: TGR
    Une partie des charges a été financée par le recours à l’emprunt. Ceci, en dépit d’une recette de privatisation de 4,4 milliards de DH. Ainsi, à fin septembre dernier, 44,7% de ces recettes ont été consacrées aux dépenses de personnel, 27,7% aux achats de matériel, 13,1% aux intérêts de la dette, 6,8% aux émissions de la compensation et 3,2% aux remboursements et restitutions fiscaux

    Sans tenir compte du versement exceptionnel de 24 milliards de DH à partir du Compte spécial des dons des pays du Golfe, les recettes ordinaires affichent une hausse de 7,2%. Mais avec ce versement, les recettes ordinaires brutes accusent  une baisse de 5,9%.

    Parallèlement, la fiscalité directe augmente de 2,9% et celle indirecte de 5,4%, alors que les droits d’enregistrement et de timbre stagnent (0,4%) et ceux de douane reculent de 2,3%. Mais les recettes douanières ont augmenté de 3,2%.  Ceci, grâce à la TVA à l’import  et la TIC sur les tabacs et boissons alcoolisées. A titre d’exemple, la taxe sur les tabacs a augmenté de 7,2% générant ainsi une recette de 8 milliards de DH. Et la TVA à l’import a réalisé un montant de 27,9 milliards de DH contre 15,5 milliards pour la même taxe à l’intérieur. 

    Fait marquant, les recettes de la contribution sociale de solidarité sur les bénéfices cumulent à plus de 2 milliards de DH. A l’opposé, celles de l’IS accusent une baisse de 2,6%. C’est pour la 3e année consécutive que cet impôt s’inscrit en baisse. Selon les données de la Trésorerie générale du Royaume, la situation s’explique par les montants des remboursements et restitutions fiscaux. Il en est de même des recettes de l’IR sur profits immobiliers qui ont plongé de  15,9% par rapport à leur niveau de fin septembre 2018.

    Par contre, les remboursements de TVA (y compris la part supportée par les collectivités territoriales) se sont élevés à plus de 7,9 milliards de DH contre 5,6 milliards un an auparavant.  Cela conjugué à un repli des recettes non fiscales qui s’explique par la baisse des versements des comptes spéciaux du Trésor (CST). Mais l’actionnariat de l’Etat assume. En particulier l’OCP, Maroc Telecom, la Conservation foncière et la Banque centrale. Au total, les recettes de monopoles se sont établies à 8,6 milliards de DH.

    A.G.
     

     

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