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    Résultats semestriels: BMCE Bank of Africa résiste aux aléas conjoncturels

    Par Franck FAGNON | Edition N°:5604 Le 01/10/2019 | Partager
    Les bénéfices en hausse de 4%, malgré la baisse de la contribution de l’Afrique
    Le groupe va retrouver de l’appétit après le plan d’augmentation de capital
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    La dynamique observée au 1er semestre devrait être renforcée par la mise en œuvre d’un programme de transformation du groupe. Il compte couvrir aussi bien des aspects d’efficacité commerciale qu’opérationnelle, la reconfiguration de nos activités à l’international, la gestion du risque, du recouvrement et des ressources humaines, a indiqué Othman Benjelloun, président de BMCE Bank of Africa (Ph. L’Economiste)

    BMCE Bank of Africa s’est occupé à muscler ses fonds propres ces derniers mois. Après une levée de 1,7 milliard de DH (augmentations de capital en numéraire et par conversion optionnelle des dividendes), le groupe va récolter 1,9 milliard de DH auprès de CDC Group.

    Ces opérations vont venir renforcer les ratios prudentiels qui sont légèrement au-dessus des minimas. Surtout, ils vont octroyer au groupe plus de marge de manœuvre pour la distribution du crédit. Les encours ont progressé seulement de 1,8% au premier semestre. Au-delà des facteurs conjoncturels, BMCE Bank of Africa avait ralenti la cadence pour s’adapter à une réglementation de plus en plus gourmande en fonds propres.

    Sur les six premiers mois de l’année, la conjoncture du groupe a été contrastée selon les régions. Le produit net bancaire s’est amélioré de 7,4% à 7 milliards de DH. La hausse contenue à 2,8% des charges générales d’exploitation permet d’améliorer le coefficient d’exploitation de 2,5 points à 55,2%.

    Par contre, le premier semestre a été marqué par une forte dégradation de la qualité du portefeuille en Afrique subsaharienne, entraînant des provisions importantes. Le coût du risque a, en conséquence, augmenté de 34% à 872 millions de DH. Deux pays, le Mali et dans une moindre mesure le Sénégal ont pesé sur le comportement du coût du risque dans les filiales africaines.

    Malgré la diversification géographique, les portefeuilles le sont encore très peu et sont pour une bonne partie concentrés sur les corporate. Une défaillance d’un ou plusieurs d’entre eux a des conséquences importantes. «L’ensemble des banques marocaines en Afrique subsaharienne pâtissent d’une certaine concentration de leurs engagements. Un certain nombre de clients ont connu des difficultés, ce qui a nécessité des dotations importantes, tout comme le changement de gouvernance au niveau de BOA Mali», explique Brahim Benjelloun Touimi, administrateur directeur général délégué du groupe.

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    Malgré la baisse de régime des filiales africaines, le résultat net part du groupe s’est amélioré de 4% à 1,17 milliard de DH. La baisse de la contribution des filiales subsahariennes a été absorbée par les bons comportements du business au Maroc et en Europe

    «Notre stratégie dans ces pays doit se départir de cette concentration sur les corporate et s’orienter un peu plus vers les PME et la clientèle des particuliers et des professionnels. Ce shift a été opéré il y a dix ans, mais il reste des challenges au niveau du coût du risque», poursuit-il. 

    Au passage, Othman Benjelloun, président du groupe BMCE Bank of Africa, a exclu publiquement toute mise à l’écart du numéro 2 du groupe, lors de la présentation des résultats semestriels. Il réagissait à des informations qui ont circulé dans certains journaux ces dernières semaines. «Brahim travaille à mes côtés depuis près d’un quart de siècle.

    Au-delà des multiples responsabilités qui lui ont été assignées au cours de ces longues années, c’est d’abord une relation de confiance et d’affection qui nous lie», a indiqué Othman Benjelloun. Cependant, un plan de transformation du groupe sera dévoilé incessamment.  «Il n’y a pas de changement de cap stratégique. Mais nous allons opérer des inflexions plus fortes au niveau de la gestion des risques, du recouvrement, de la digitalisation...», soutient Brahim Benjelloun Touimi.

    Malgré la baisse de régime des filiales africaines, le résultat net part du groupe s’est amélioré de 4% à 1,17 milliard de DH. La baisse de la contribution des filiales subsahariennes a été absorbée par les bons comportements du business au Maroc et en Europe.

    F.Fa

     

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