×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Entreprises

    Salaires: La pharma meilleur payeur

    Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5603 Le 30/09/2019 | Partager
    Des rémunérations jusqu’à 28% supérieures à la médiane du marché
    Les secteurs des high-tech et biens de consommation arrivent juste derrière
    Les tendances 2019 de l’enquête annuelle Diorh-Mercer
    salire_003.jpg

    Le secteur de l’énergie met le paquet sur les cadres et non-cadres, avec un salaire annuel garanti bien supérieur à la médiane du marché. Les managers sont mieux lotis dans la pharma et les high-tech, tandis que les dirigeants sont plus valorisés dans le secteur des biens de consommation

    Sur le podium des meilleurs payeurs en 2019, on retrouve la pharmaceutique, talonnée de près par les high-tech, suivis par les biens de consommation. Les trois secteurs accordent des salaires annuels garantis globalement supérieurs à la médiane du marché, à la fois pour les patrons, cadres et opérationnels (voir tableau).

    C’est ce que révèlent les résultats de l’édition 2019 du Total remuneration survey, réalisé par Diorh-Mercer. L’enquête a couvert 176 entreprises (dont 93% de multinationales), employant 39.404 titulaires et opérant dans 14 secteurs.  

    Les managers et les cadres sont les plus choyés. Face à la rareté des compétences, les entreprises sont obligées de miser gros pour attirer et garder les talents. Concernant les dirigeants, pratiquement tous les secteurs semblent alignés sur la médiane, les rémunérations du top management étant déjà suffisamment élevées. Elles se rapprochent même des niveaux d’Europe de l’Est et du Sud, selon le cabinet Diorh. L’enquête fait d’ailleurs ressortir des écarts vertigineux entre les non-cadres et les dirigeants (voir graphique).

    Au niveau des métiers, les fonctions «sales & marketing» et «IT» sont les plus rémunératrices sur l’ensemble des catégories professionnelles, et plus particulièrement pour les cadres et managers. Les non-cadres sont mieux payés en ingénierie, logistique et finances. Les dirigeants, quant à eux, touchent des revenus supérieurs en sales & marketing et dans la production.

    Plus forte progression salariale pour les non-cadres  

    salaire_cadres_003.jpg

    Les disparités salariales sont vertigineuses au Maroc. Les dirigeants touchent un salaire 11 fois plus important que celui des non-cadres. De manière générale, les salaires sont inégalitaires dans la région. En Algérie et en Turquie, la différence est de 13 fois, contre 16 fois en Tunisie et 30 en Egypte. En France, l’écart est de seulement 5 fois, contre 7 fois en Espagne

    Entre 2018 et 2019, le salaire annuel garanti a légèrement augmenté. Selon l’enquête, la tendance à la hausse n’est pas près de s’arrêter, puisque toutes les conditions (croissance positive, investissement public à 34% du PIB, inflation faible, rareté des compétences…) sont réunies pour «inciter à une inflation salariale». Durant l’année écoulée, ce sont les non-cadres qui en ont le plus profité (3,4%), suivis des dirigeants (2,3%) et des managers et cadres (1,7%). Du côté des fonctions, l’ingénierie et la finance sont celles qui connaissent la plus forte inflation salariale (respectivement 12% et 11% pour les non-cadres).  

    Le mix rémunération, lui, n’a pas vraiment changé, surtout pour les managers et dirigeants, toujours aussi attachés à la stabilité de leurs revenus. Le salaire de base et les primes garanties représentent 82% de leur rétribution, contre seulement 18% pour les primes variables. La part variable est plus importante dans d’autres pays de la région scrutés par l’enquête, comme l’Algérie, la Tunisie, l’Egypte et la Turquie, où elle varie entre 21 et 23% pour les dirigeants (24% en France). 

    Quatre types d’avantages restent les plus fréquemment accordés par les entreprises: les soins médicaux privés (94%), les téléphones mobiles (91%), les plans retraite (86%) et la voiture de fonction (83%).

    Sans surprise, les jeunes diplômés des grandes écoles d’ingénieurs et de commerce sont les mieux payés. Les employeurs accordent une prime de salaire supérieure aux lauréats des écoles d’ingénieurs étrangères. En termes d’évolution, les profils diplômés de l’étranger arrivent à augmenter leur rémunération de manière plus significative, au bout de trois ans d’activité.

    Ahlam NAZIH

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      abonnement@leconomiste.com
      mareaction@leconomiste.com
      redaction@leconomiste.com
      publicite@leconomiste.com
      communication@leconomiste.com

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc