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    Agriculture: L’OCP renforce son soutien de proximité

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5591 Le 12/09/2019 | Partager
    10.000 agriculteurs et 28 provinces concernés
    Céréales, légumineuses, maraîchage et arboriculture fruitière ciblés
    Objectif, développer la fertilisation raisonnée sur la base des besoins réels des cultures
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    La 2e édition du dispositif «Al Moutmir» s’insère parfaitement dans la politique de reconversion des céréales en cultures à forte valeur ajoutée. Tout en poursuivant l’amélioration des rendements des blés, le dispositif se recentre sur l’arboriculture fruitière et le maraîchage (Ph. L’Economiste)

    C’est parti pour la 2e édition du dispositif «Al Moutmir». Le coup d’envoi de cette opération d’accompagnement portée par le groupe OCP a été donné mardi dernier dans la région de Safi, en présence de 300 agriculteurs encadrés par 4 ingénieurs agronomes du groupe.

    Pour la campagne 2019-2020, elle devrait approcher 10.000 petits et moyens agriculteurs à travers 28 provinces des différentes régions de production agricole. Céréales, légumineuses, maraîchage et arboriculture fruitière sont concernés à travers cette deuxième édition, avec la mobilisation d’une centaine d’ingénieurs agronomes.

    Le matériel scientifique et technique itinérant est également imposant: 1 laboratoire d’analyses du sol, un mélangeur d’engrais selon les données de la nature des terres et les cultures concernées (Blender smart), diverses plateformes de démonstrations dématérialisées ainsi que des ateliers d’initiations aux différentes techniques culturales. Et des nouveautés sont également introduites. En plus de l’élargissement du dispositif à de nouvelles cultures, il est prévu d’accompagner financièrement et techniquement des coopératives agricoles pour les encourager à adopter le semis direct. (Voir encadré ci-contre).

    Un système d’évaluation des coûts d’intrants et du marché des produits agricoles sera également mis à la disposition des agriculteurs marocains dès octobre prochain. Donc avec le lancement de la campagne agricole. Ce qui leur  permettrait d’avoir plus de visibilité sur les perspectives des cultures qu’ils projettent de mener. Ceci, via une application qui sera mise gratuitement à la disposition des agriculteurs.

    Lancé lors de la précédente campagne, le dispositif a permis d’accompagner 2.000 agriculteurs qui pratiquent les céréales. Pour cette saison, c’est le double qui est ciblé. Mais quels résultats peut-on dégager? Selon Hassan Rafik, ingénieur agronome et coordonateur national du dispositif, «il ne s’agit de raisonner en termes de volumes d’engrais utilisés ou de rendements des cultures mais plutôt de la qualité des fertilisants».

    A titre d’exemple, des céréaliers qui utilisaient la combinaison binaire d’engrais sont passés au NPK (azote, phosphore, potassium). Ceci selon les multiples formulations et en fonction des analyses du sol. Au demeurant, le dispositif est basé sur les cartes de fertilité. Et l’objectif est d’arriver à 100% NPK.

    Des agriculteurs ayant bénéficié de l’accompagnement des ingénieurs de l’OCP concèdent en effet. Selon eux les gains en productivité sont palpables sans impact sur les coûts. Reste à confirmer les résultats par les services du ministère de l’Agriculture. Sauf que ces derniers ont brillé par leur absence bien qu’ils sont partenaires du groupe.    

    Cette deuxième édition sera également marquée par le lancement d’une nouvelle approche basée sur plus de proximité. C’est la caravane qui va à la rencontre des agriculteurs  dans les souks et les Moussems. Après la première journée dans la Commune de Jemaât Seheim (province de Safi), le dispositif  va sillonner El Jadida, Oued Zem, Fkih Bensaleh, Sidi Kacem, Souk Larbaâ, Ksar El kébir, Taounate, Ouezzane et Sefrou.  Plus de 600 visites de souks et moussems sont programmées dans les différentes régions du pays.

    Basé sur une approche scientifique, le contenu partagé avec l’agriculteur est structuré autour de 3 axes. Le premier vise à identifier les besoins de chaque sol et de chaque culture, avec  démonstration de l’opération prélèvement des échantillons pour analyse de sol.

    Le second axe consiste à expliquer le processus de production des formules des engrais. Ainsi, les agriculteurs souhaitant utiliser des formules NPK  sur-mesure pourront rentrer en contact avec les 30 points de vente implantés dans le pays.

    En plus des moyens humains, le groupe OCP met à la disposition des technologies de pointe. Il s’agit notamment du référentiel scientifique adapté à chaque étape de l’itinéraire technique des cultures et des laboratoires itinérants pour effectuer gratuitement les analyses de sol.

    L’offre OCP comprend aussi, un centre d’appel et une page Facebook dédiée aux agriculteurs pour les mettre en lien direct avec les équipes déployées au niveau du terrain et répondre à leurs questionnements. A tout moment de jour comme de nuit, est-il assuré.

                                                                                         

    Semis direct: 35 semoirs au profit de coopératives agricoles

    Pour cette édition, une nouveauté sera introduite pour ce qui est des céréales. Il s’agit de la vulgarisation du semis direct, avec à la clé la distribution des semoirs dédiés. «Pas moins de 35 semoirs seront mis à la disposition des coopératives agricoles dont 5 ont déjà été livrés à certaines d’entre elles», confirme Hassan Rafik, coordinateur du dispositif Al Moutmir.

    Le semis direct consiste en l’installation des cultures sans retourner la terre. La technique permet ainsi la rétention de l’humidité des sols ainsi que les micro-organismes nécessaires à la croissance des plantes. D’importantes économies sont également en termes des travaux du sol, du carburant et des traitements contre les mauvaises herbes. Sans oublier aussi les gains qui en résultent au titre des rendements.

    Selon les chercheurs de l’Institut national de recherche agronomique (centre de Settat), les expériences menées ont permis des rendements moyens de 32 quintaux à l’hectare contre 25, avec une réduction des coûts de l’ordre de 1.000 DH/ha. Pour ce qui est des semailles, le volume est aussi réduit à 120 kg/ha contre 200 dans le cadre des pratiques conventionnelles. 

    A noter que le coût d’un semoir monté sur tracteur est de l’ordre de 300.000 DH dont le tiers est supporté par l’Etat.

    A.G.

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