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    Gardiens de voitures: Coup de gueule de la Fédération des consommateurs

    Par Hassan EL ARIF | Edition N°:5573 Le 09/08/2019 | Partager
    Elle réclame la réglementation de cette activité
    Le phénomène prend de l’ampleur pendant la période estivale
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    Un touriste français a publié récemment un pamphlet dans lequel il déclare que le Maroc a inventé un nouveau diplôme: celui du gilet, par allusion aux gardiens de voitures (Ph. L’Economiste)

    Ce sont les gilets jaunes du Maroc, mais ils ne militent pas pour la même cause. Les gardiens de voitures sont le cauchemar des automobilistes. Partout où ils se garent, ne serait-ce que le temps d’acheter une baguette de pain, les gardiens leur réclament «un péage».

    Pour être sûrs de se faire payer, certains se mettent devant le véhicule avec un air menaçant. Samedi 3 août, à Saïdia, un jeune automobiliste a été poignardé par un gardien de voitures qui lui réclamait 5 DH de plus. La victime est décédée avant son arrivée à l’hôpital de Berkane.

    Sans atteindre ce niveau de gravité, les accrochages entre automobilistes et gardiens sont courants.  Aucune ville n’est épargnée. Certains ne comprennent pas le fait que l’on exige d’eux un paiement pour avoir garé leur véhicule dans espace qui relève du domaine public.

    Le meurtre de Saïdia a poussé la Fédération nationale des associations de protection des consommateurs à pousser un coup de gueule contre les pouvoirs publics à l’échelle nationale pour mettre fin au racket des automobilistes. Dans son communiqué daté du mardi 6 août, elle exprime son indignation à propos du décès d’un jeune automobiliste pour une histoire de paiement d’un gardien de voitures.

    Une mort due à «l’anarchie et à l’absence d’une réglementation régissant le stationnement». La Fédération dénonce également l’anarchie totale dans les espaces de stationnement, principalement dans les grandes villes, les régions touristiques et côtières qui enregistrent une grande affluence pendant la période des vacances.

    Une conjoncture qui pousse beaucoup de personnes à s’improviser gardiens, dans la majorité des cas sans aucune autorisation des autorités locales. «Ce qui fait des automobilistes le maillon le plus faible devant l’arrogance et l’hégémonie de ces parkings non réglementés», dénonce la Fédération.

    Le phénomène des gardiens ternit gravement l’image du Maroc qui se veut un pays touristique. Certains automobilistes sont obligés de payer des montants largement exagérés lorsqu’il y a une forte affluence parce qu’ils n’ont pas le choix, et ce parfois sous la menace. Le montant versé aux gardiens ne représente aucune valeur ajoutée. Plusieurs kilomètres d’artères ont déjà été intégrés au réseau soumis au péage. Mais il reste encore de nombreuses rues, trottoirs et terrains vagues où sévit le gardiennage anarchique.

    Excédés par le racket des gardiens, certains automobilistes préfèrent payer un abonnement à la société de gestion des parkings car le tarif revient au même prix que celui versé aux gardiens.

    La Fédération des associations de protection des consommateurs appelle les autorités concernées à mettre de l’ordre dans le gardiennage pour protéger les intérêts des usagers. Ces derniers s’acquittent chaque année d’une taxe en fonction de la puissance fiscale de leur véhicule ainsi qu’un droit d’enregistrement au moment de l’achat.

    Des taxes qui devraient leur permettre en principe de disposer gratuitement d’un espace de stationnement lorsque cela est possible. Une proposition qui a de faibles chances de voir le jour puisque, pour le gouvernement, cette activité est un filet de protection sociale.

    Hassan EL ARIF

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