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    Economie

    Dette intérieure: Qui sont les «banquiers» de l'Etat?

    Par Franck FAGNON | Edition N°:5573 Le 09/08/2019 | Partager
    OPCVM, Compagnies d'assurances et organismes de prévoyance et banques sont les principaux détenteurs
    Indirectement, ce sont les Marocains qui financent le Trésor
    L'encours a atteint 575 milliards de DH en 2018
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    Les compagnies d'assurances et organismes de prévoyance sociale portent au bilan 131 milliards de DH de bons du Trésor et les banques 126 milliards de DH. Les premiers peuvent revendiquer le titre de premier financeur du Trésor puisqu'ils sont parmi les principaux investisseurs dans les OPCVM

    Chaque sortie du Trésor à l'international est grandement médiatisée. Mais cette source pèse très peu dans le financement de l'Etat. A 148 milliards de DH, la dette aux mains des investisseurs étrangers (tous confondus) représente 20% du stock à fin 2018.

    L'essentiel des besoins du Trésor est donc assuré par les investisseurs locaux. Ces derniers détiennent 546 milliards de DH de bons du Trésor. Au-delà de la soutenabilité de la dette qui peut prêter à débat, l'avantage qu'elle soit majoritairement libellée en dirhams est que cela protège contre les risques de taux d'intérêt et de change.

    Les OPCVM restent la première «banque» de l'Etat avec 202 milliards de DH d'obligations souveraines en portefeuille. Les compagnies d'assurances et organismes de prévoyance sociale portent au bilan 131 milliards de DH et les banques 126 milliards de DH.

    Les assureurs et les caisses de retraite et de sécurité sociale peuvent revendiquer le titre de premier financeur du Trésor puisqu'ils sont parmi les principaux investisseurs dans les OPCVM. En intégrant les titres détenus indirectement, l'encours qu'ils détiennent est bien plus important. C'est le cas aussi pour les banques. Tous ces investisseurs placent l'argent des Marocains, ce qui veut dire qu'indirectement, ce sont ces derniers les premiers bailleurs de fonds du Trésor.

    Parmi les autres créanciers, il y a la Caisse de dépôt et de gestion avec une part de 6% de la dette et d'autres investisseurs qui détiennent ensemble 9%. Globalement, le stock de la dette intérieure a atteint 575 milliards de DH à fin 2018 dont 28 milliards hors bons du Trésor.

    Le rendement des obligations d'Etat a significativement baissé ces dernières années. Le taux moyen des titres de maturité longue a chuté de 2,03 points en quatre ans alors que celui des obligations moyen terme a baissé de 1,2 point. Pour autant, le faible risque adossé à ces actifs explique en partie leur succès surtout auprès des compagnies d'assurances et des caisses de retraite qui placent l'épargne des Marocains.

    Par ailleurs, ces investisseurs n'ont pas beaucoup d'alternatives pour optimiser le rendement de leur portefeuille. L'année dernière, les fonds obligataires moyen/long terme ont enregistré une collecte nette de 20 milliards de DH après 10 milliards de DH l'année précédente.

    F.Fa

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