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    Etats-Unis/Immigration clandestine: Trump passe à l’acte

    Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:5556 Le 15/07/2019 | Partager
    Vaste opération lancée le week-end dernier
    Près de 200.000 personnes visées
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     Donald Trump, président américain: «Ce n’est pas juste qu’il suffise à quelqu’un de franchir la frontière pour obtenir la citoyenneté» (Ph. AFP)

    Des milliers d’immigrés clandestins sont dans l’angoisse d’une expulsion aux Etats-Unis. Donald Trump, qui a fait de la lutte contre l’immigration clandestine l’un de ses principaux chevaux de bataille, a affirmé être «dans l’obligation» d’y procéder. «Ils sont venus illégalement, nous les renvoyons légalement. C’est très simple», a-t-il déclaré, confirmant ainsi qu’une vaste opération d’expulsion de sans-papiers allait débuter le week-end dernier. «Des millions de personnes font la queue pour devenir des citoyens de ce pays. Ils ont passé des tests, étudié, appris l’anglais, attendu sept, huit, neuf ans. Ce n’est pas juste qu’il suffise à quelqu’un de franchir la frontière pour obtenir la citoyenneté», a déclaré le président américain depuis la Maison Blanche. Les autorités de l’immigration comptent aussi expulser des clandestins arrêtés qui ne figuraient pas initialement sur la liste des individus recherchés.  Leur nombre a certes baissé de 28% par rapport au mois de  mai, mais la situation à la frontière est jugée  toujours «critique» par la sécurité intérieure.  

    L’opposition démocrate a dénoncé cette opération, qui vise près de 200.000 personnes en situation irrégulière. Elle la qualifie de menace contre les personnes installées depuis longtemps aux Etats-Unis, où elles ont fondé des familles. 
    Les organisations de défense des droits humains ont de leur côté invité les personnes en situation illégale à ne pas ouvrir leur porte aux agents de la police de l’immigration. Des dizaines de manifestations ont été organisées dans tout le pays pour réclamer la fermeture des centres de rétention situés à la frontière et s’opposer aux descentes. Plusieurs associations ont introduit un recours devant un tribunal de New York pour annuler les ordres d’expulsion et demander à ce que les clandestins arrêtés soient entendus par un juge de l’immigration devant statuer sur leur sort. 

    Annoncée initialement pour le 21 juin, cette opération a été reportée deux semaines le temps que le Congrès trouve un compromis sur les mesures de sécurité à la frontière avec le Mexique. Laquelle est franchie chaque mois par des milliers de centraméricains fuyant la violence et la misère dans leur pays.
    Washington a fait pression sur le Mexique pour qu’il renforce notamment la surveillance de sa frontière sud avec le Guatemala, passage principal pour les migrants venus d’Amérique centrale. Le Salvador, le Guatemala et le Honduras sont les pays d’où viennent depuis quelques années la plupart des migrants venant demander l’asile aux Etats-Unis. Le président américain recevra ce lundi 15 juillet son homologue guatémaltèque Jimmy Morales afin de parler immigration.

     

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