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    Economie

    Déficit budgétaire: Merci à Maroc Telecom

    Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:5556 Le 15/07/2019 | Partager
    Privatisation: 3,3 milliards de DH encaissés par le Trésor
    Le déficit s’est établi à 21,8 milliards de DH à fin juin
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    Les dépenses de l’Etat ont augmenté de 15,4% à fin juin avec mention particulière pour les charges de fonctionnement qui progressent de 11%. 

    Sans les recettes d’une partie de la cession des participations de l’Etat dans le capital de Maroc Telecom (3,3 milliards de DH), le déficit budgétaire se serait alourdi davantage. Au premier semestre, il s’est établi à 21,8 milliards contre 20,4 milliards un an auparavant. 
    La cession d’autres «entreprises publiques, critiquée par l’opposition en particulier l’Istiqlal, est toujours envisagée. Le gouvernement a budgétisé une recette de 10 milliards de DH. En parallèle, la liste des entités privatisables a été actualisée avec l’entrée de deux nouvelles entreprises: Energie Electrique de Tahaddart détenue à hauteur de 48 % par l’Office national de l’eau et de l’électricité aux côtés Endesa Generación (32%) et Siemens Project Ventures (20%) ainsi que le célèbre hôtel la Mamounia de Marrakech, filiale de l’ONCF qui détient 65% de son capital. Mais rien ne filtre sur les établissements dont les participations seront cédées au privé cette année. 
    En tout cas, le gouvernement cible un déficit budgétaire de 3,9% du PIB et la privatisation devrait y concourir. Le Haut Commissariat au Plan semble plus «optimiste» et table sur un déficit budgétaire de 3,6%. Hors privatisation, il serait à 4,5% du PIB contre 4,1% prévus par la banque centrale! 
    Le premier semestre est également marqué par l’accélération des remboursements TVA. Ils ont atteint plus de 6 milliards de DH à fin juin  contre 2,9 milliards l’année dernière. Mais l’effet du retour à des pratiques «normales» sur l’économie et en particulier sur les délais de paiement se fait toujours attendre. Le Comité de coordination et de surveillance des risques systémiques a également constaté la poursuite de la dégradation des pratiques de paiement: «Les délais de paiement continuent d’afficher des niveaux inquiétants, notamment pour la TPE et certains secteurs d’activité», relève le Comité. (Voir L’Economiste N°:5549 du 04 juillet 2019).
    Le train de vie de l’Etat s’est maintenu sur une tendance haussière. Les dépenses progressent de 15,4% tirées par le fonctionnement et les charges de la dette. Celles-ci ont pris 40,9% en raison du remboursement du principal et de la hausse des intérêts. 
    Les dépenses de fonctionnement ont bondi de 11%. Elles sont marquées par les remboursements fiscaux et les dépenses du personnel (voir infographie). Le HCP prévoit une  hausse de la masse salariale de près de 4,5% contre 1% en 2018 sous l’effet des augmentations accordées dans le cadre du dialogue social. 
    Les dépenses de la compensation se sont envolées de 121,1% et plus de la moitié de la dépense budgétisée est déjà émise. De son côté, l’investissement évolue lentement: 2,3% s’établissant à 32,2 milliards de DH sur une prévision de 73,3 milliards de DH inscrite dans la loi de finances.

    Recul de la TVA à l’intérieur

    Première source de recettes du budget général, la TVA a rapporté 28,1 milliards de DH nettes au Trésor en baisse de 2,6%. Ce recul est attribué à l’accélération des remboursements. A l’intérieur, les recettes nettes de cette taxe ont atteint 9,9 milliards de DH (- 10,2%)  alors qu’à l’import elle a progressé de 2,2%.  Thermomètre de la consommation, la TVA compte une multitude d’exonérations (84 mesures) et l’informel y échappe. En tout cas, 73% des déclarations TVA ne donnent pas suite à un paiement alors que 80% des recettes sont concentrées autour de 1,8% des contributeurs et 50% autour de trois secteurs d’activités, l’industrie (18%), le commerce (17%) et le secteur financier (15%).  A fin juin, les recettes nettes de l’IS ont fléchi de 0,8% alors que l’IR est en hausse de 5,6%. 

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