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    Economie

    Enquête L’Economiste-Sunergia/Petits équipements collectifs Les élections: Le retour en grâce!

    Par Nadia SALAH | Edition N°:5556 Le 15/07/2019 | Partager
    Un phénomène étrange et puissant
    Des occasions de s’imposer aux élus
    Plusieurs curiosités restent à comprendre

     

    opposition_enquete-sunergia.jpg

    L’enquête de 2015, année électorale, montre la disparition des vedettes politiques de l’opposition, position réputée confortable. Le plus connu et qu’on ne voit plus aujourd’hui, Hamid Chabat (qui fut maire de Fès), dépasserait à peine 2,5% si on rapportait son score à l’ensemble du corps électoral. Voir aussi  l’analyse du communicant en politique, Anouar Zyne, 18/09/2015.

    Quand on parle de petits équipements publics, on parle de deux formes d’investissements ou d’implications: la commune ou un bienfaiteur, particulier ou associations. Mais il reste des situations très floues comme l’a montré l’affaire du projet de mosquée, sur le seul espace vert, très petit, d’un quartier casablancais, en juin 2018. Les protestations publiques ont stoppé le projet (leconomiste.com). C’est devenu  un symbole de démocratie directe.
    Dans l’un comme dans l’autre cas, c’est la vox populi, l’ancien nom des groupes de pression, qui impose ses vues. Les choses ont bien changé dans ce domaine. Jusque dans les années 1980-90, pas question de laisser les citoyens se mêler de ce qui les regarde, y compris dans le secours aux pauvres.  Moins de 10 ans plus tard, la société civile est fortement invitée à s’impliquer, dans tous les domaines qu’elle souhaite. 

    De la coupe aux lèvres…

    vote_maroc.jpg

    L’intérêt du vote distance très largement les autres options, sachant qu’un petit tiers des Marocains en âge de voter ont refusé de répondre. Il n’y a pas de consultations depuis, impossible de savoir si ces points de vue se retrouvent dans les bureaux de vote (Cf. leconomiste.com  12/2017)

    Les petits équipements  de jeux et de sport, de promenade… n’ont pas autant tenté les mécènes que l’aide aux pauvres ou aux écoles. Il n’empêche qu’un autre mouvement s’est produit dans la société marocaine, le retour en grâce du vote et des élections. 
    Ce n’est pas banal, pourtant c’est parfaitement exact. Et pour autant on ne retrouve pas les intentions en nombre de bulletins dans les urnes!
    Les enquêtes et sondages des années 1990-2000 montraient le profond désintérêt envers les élections et la politique, surtout chez les jeunes. Petit à petit, on a vu remonter l’intérêt pour la pratique démocratique. Cela a pris une quinzaine d’années, avec un tournant  sur la Constitution de 2011.
    L’enquête des Jeunes L’Economiste-Sunergia après le «20 février» montrait que les jeunes se sentaient un lien organique avec la Constitution: «elle va faire des emplois» (leconomiste.com; 11 08-2011). Espoirs déçus, d’autant plus, que les aménagements des douars et des villes créent des emplois.
    L’image dégradée du monde politique perdure alors que, petit à petit, le vote grimpe: 68% des Marocains disent que les politiciens ne méritent pas leur confiance (leconomiste.com 06-01-2015). L’enquête du 10 janvier 2018 (leconomiste.com) dit que 61% des Marocains pensent que «voter est utile», dont 54% chez les plus jeunes et 66% des femmes.  
    Les plus dubitatifs sont les gâtés de la vie (57%). Ce qui est un autre étonnement: le profil de ceux qui croient au vote est, à peu de chose près, le même que celui des demandeurs d’équipements.
    Il y a du travail pour les sociologues.


    Fiche technique

    Comme d’habitude le Bureau d’études de marché, Sunergia, a interrogé valablement un échantillon de 1.000 personnes, représentatives de la population marocaine. La constitution de cet échantillon est basée sur la structure sociale  telle que relevée par le recensement général de 2014. Ainsi, l’échantillon compte-t-il 60% d’urbains, 25% de 15-24 ans, 22% 25-34 ans, 19% de 35-44 ans, 15% de 45-54 ans, 10% de 55-64 ans et 9% de plus de 65 ans.
    De même les régions, ville et campagne, sont représentées dans leur stricte part démographique. Les niveaux de vie, par le revenu (ce qui ne veut pas dire le style de vie) donnent la répartition suivante : 
    - 31% de D-E c'est-à-dire la part la plus pauvre,  regroupées pour atteindre une taille significative ;
    - 56% de C, la couche moyenne dont on voit clairement son extension d’année en année ;
    - 13% de A-B, elles aussi regroupées pour des raisons de signification, on observera que sa taille reste stable.
    Enfin, un point doit être relevé.
    Le taux de réponses valides est important, ce qui implique que la marge statistique d’erreur est d’autant plus faible. Mais pour obtenir ce résultat, il a fallu passer 8.404 appels! Donc, on soulignera tout particulièrement que 72% d’appels n’aboutissent pas. On passera sur les numéros occupés. En revanche, il y a un taux tout à fait anormal de «n° non attribués». Certes, pour les besoins de l’étude, ce taux est compensé par le nombre très volumineux d’appels. 
    Néanmoins, les autorités de régulation, l’ANRT, devraient peut-être s’intéresser à ce phénomène qui croît d’année en année, et, peut-être,  contredit les chiffres officiels d’équipement? 
     

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