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    Economie

    Croissance: Le Maroc sur la bonne trajectoire

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5531 Le 10/06/2019 | Partager
    3,5% en 2020 contre 2,9% en 2019, selon la Banque mondiale
    Des réformes visant à améliorer le climat des affaires
    Impact des tensions commerciales sur la région Mena
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    La vigueur de la croissance au Maroc dépendra de la mise en œuvre des réformes notamment celles liées au Doing Business

    La Banque mondiale affiche son optimisme pour la croissance marocaine. De 2,9% en 2019, le taux devrait s’établir à 3,5% en 2020 et 3,6% en 2021. Ce sont les nouvelles prévisions de l’institution qui vient de publier l’édition de juin 2019 de ses perspectives pour l’économie mondiale, intitulée «Tensions grandissantes et investissements atones». Publié en avril dernier, le FMI avait prédit, de son côté, un taux de 3,2% en 2019 (contre 3,1% en 2018) et 3,8% en 2020 pour l’économie marocaine (cf. notre édition N° 5492 du 10/04/2019).

    La Banque mondiale a consacré tout un chapitre aux prévisions pour la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (Mena). La croissance qui s’y maintiendrait à 1,3% cette année, devrait progresser à 3,2% en 2020. 

    La conjoncture devrait s’améliorer dans plusieurs pays. En Egypte (qui pourrait atteindre 6% d’ici 2021), les investissements publics et la production de gaz naturel se maintiennent à un niveau élevé. Le Maroc et la Tunisie (un taux prévisionnel de 3,2% en 2020 et 3,5% en 2021) poursuivent les réformes visant à améliorer le climat des affaires.

    Dans les pays exportateurs de pétrole, la croissance devrait s’accélérer pour atteindre 2,9%, portée notamment par l’intensification de l’activité en Irak liée aux hausses de production. Le renforcement des investissements d’infrastructures, l’accroissement de la production de pétrole et l’amélioration des conditions de financement devraient alimenter une expansion plus rapide des économies du Conseil de coopération du Golfe (CCG).

    Après s’être contractée de 4,5% cette année, l’économie iranienne devrait redémarrer l’an prochain et croître de 0,9% à mesure que les effets des sanctions américaines se dissipent et que l’inflation se stabilise. Les perspectives s'assombrissent en Algérie qui entre dans une période d’incertitude (1,7% en 2020 et 1,4% en 2021, contre 1,9% en 2019).

    L’assainissement des finances publiques pèse sur l’activité non pétrolière. Chez les pays importateurs de pétrole, les économistes tablent sur une amélioration de la conjoncture grâce à l’avancée des réformes et aux perspectives encourageantes dans le secteur du tourisme.

    La poursuite des programmes de réforme appuyés par le FMI et la Banque mondiale dans des économies comme l’Egypte et le Maroc favorisera la mise en place de plusieurs mesures. Celles-ci vont des ajustements structurels, à l’instauration d’un environnement plus porteur pour les petites entreprises et l’accès à l’électricité.

    Des risques de détérioration pèsent sur les perspectives régionales, en premier lieu l’évolution de la production de pétrole en Iran, au Venezuela et aux Etats-Unis. Elle pourrait accroître la volatilité des prix ou mettre un frein, voire un terme, aux efforts d’ajustement budgétaire dans plusieurs pays (qu’il s’agisse de la réforme des subventions ou d’autres programmes d’ajustement).

    Des cours du baril imprévisibles pourraient contrarier les investissements et les programmes sociaux des pays exportateurs et avoir un impact sur les flux de capitaux et d’investissements vers les pays importateurs. Le Brent, qui culminait fin avril à 75,60 dollars, a perdu près de 19% depuis, tandis que le WTI a chuté de plus de 21% par rapport à ses sommets, à 66,60 dollars, atteint à la même période. Les cours du pétrole évoluent désormais proches de leurs plus bas depuis fin janvier et leurs gains de 2019 ont fondu (+13% depuis le début de l'année).

    La Banque mondiale met en garde contre l’escalade des tensions commerciales. Ceci dans la mesure où des restrictions aux échanges pourraient réduire la demande extérieure émanant des principaux partenaires commerciaux, y compris de la zone euro.

    Dans les pays non membres du CCG, le secteur bancaire est parfois exposé aux risques souverains associés à un lourd endettement de l’Etat et au manque de lisibilité de l’action publique. Chez les pays importateurs de pétrole, une dette publique élevée expose l’économie au risque de refinancement et aux fluctuations des taux d’intérêt mondiaux.

                                                                     

    Warning sur la dette mondiale

    La croissance économique mondiale devrait être moins soutenue que prévu en 2019, à 2,6%, avant de remonter légèrement en 2020, à 2,7%. «La dynamique actuelle reste fragile tandis que la hausse des niveaux d’endettement et la faiblesse des investissements dans les économies en développement les empêchent d’exploiter tout leur potentiel», indique David Malpass, président du Groupe de la Banque mondiale. «Les gouvernements doivent engager des réformes structurelles pour améliorer l’environnement des affaires et attirer des investissements. Ils doivent également faire de la gestion transparente de la dette l’une de leurs priorités de sorte que ces nouvelles ressources contribuent effectivement à la croissance et à l’investissement», recommande le patron de l’institution. La dette publique s’est sensiblement alourdie dans les économies émergentes et en développement, l’amélioration des ratios d’endettement avant la crise financière ayant été en grande partie annulée. Ces économies doivent trouver un subtil équilibre entre l’emprunt en appui à la croissance et les risques associés à un endettement excessif.

    Fatim-Zahra Tohry

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