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    Economie

    En 2018, la croissance confirmée à 3%

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5531 Le 10/06/2019 | Partager
    La consommation des ménages aura été le principal levier
    Le ralentissement du PIB agricole a eu un gros impact
    Le commerce extérieur retranche 1,3 point
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    Sur l’année 2018, le HCP ainsi que la Banque mondiale s’accordent sur la même prévision de croissance: 3%. En revanche, l’institution internationale est plus optimiste pour l’année 2019. Elle crédite le pays de 3,5% (Voir aussi page suivante)

    Le HCP maintient sa prévision de croissance à 3% pour l’année 2018 contre 4,2 l’année précédente. C’est ce qui ressort de l’arrêté des comptes nationaux encore provisoire.  Une croissance tirée pour l’essentiel par les ménages et l’investissement, avec une inflation maîtrisée à 1,1%.

    La contribution  de la demande à la création des richesses s’est établie à  4,3% gagnant contre 3,6% en 2017. Elle résulte de la hausse des dépenses de consommation finale qui, bien qu’elles soient en léger retrait ont participé pour 1,2 point à la croissance du PIB. De son côté, la consommation finale des administrations publiques  s’est inscrite en hausse de 2,5% contribuant pour un demi point à la croissance. Plus marquée, la contribution de l’investissement (formation brute du capital fixe) est de l’ordre de 1,9 point. L’investissement ayant en effet enregistré une hausse de 5,9% contre 4,1% en 2017.

    En revanche, les activités économiques se sont caractérisées par un ralentissement. En particulier le secteur agricole. Ce dernier  a affiché un net ralentissement de son rythme de croissance, passant de 15,2% en  2017 à 4% durant l’année 2018. Sauf que le bond de 15,2% est intervenu après une année 2016 assez pauvre en pluviométrie, avec à la clé une production en forte baisse: 33 millions de quintaux de céréales contre plus de 104 millions en 2017 et autant en 2018.  

    La même tendance au ralentissement, voire à la baisse, est observée pour les autres activités en termes de valeur ajoutée. Entre 2017 et 2018, cette valeur ajoutée a perdu 0,3 point de pourcentage, passant de 2,9% à 2,6%. Au final, la croissance du PIB s’est repliée de 1,2 point en s’établissant à 3% contre 4,2% en 2017.

    De son côté, la contribution des échanges extérieurs  des biens et services s’est révélée négative.  Elle a retranché 1,3 point contre un apport positif de 0,3% en 2017. La hausse de 5,8% des exportations a été inférieure par rapport à celle enregistrée en 2017: 11,1%. Du coup, la contribution des ventes (2,2 points) n’a pas couvert celle résultant des achats (-3,5 points).

    Les indicateurs clés
     (en % du PIB)

    • Dépenses de consommation
    • des ménages: 57,5%
    • Dépenses de consommation
    • de l’administration: 19%
    • Export des biens et services: 38,7%
    • Import de biens et services: 49,3%
    • Taux d’investissement: 33,5%
    • Taux d’épargne: 27,6%
    • Besoins de financement: -5,9%

                                                                    

    Le besoin de financement  se creuse

    Aux prix courants, le PIB a enregistré une hausse  de 4,1% en 2018 au lieu de 4,9% une année auparavant. De même, la baisse des revenus nets de l’extérieur  ont plongé de plus de 20% en 2018. Du coup, le rythme de croissance du  revenu national brut disponible a dégringolé de  8,2% en 2017 à 1,5% en 2018 pour s’établir à 1.157,7 milliards  de DH.

    Dans ces conditions, avec un accroissement de 4,2% de la consommation finale nationale en valeur au lieu de 3,8% enregistré une année auparavant, l’épargne nationale s’est établie à 27,6% du PIB contre 29,1% en 2017.

    En 2018, l’investissement  a représenté 33,5% du PIB au lieu de 32,6% l’année précédente. Il a été financé à hauteur de 82,3% par l’épargne nationale brute contre 89,1% en 2017. Le besoin de financement de l’économie s’est ainsi aggravé, passant à 5,9% du PIB contre 3,5% en 2017.

    A.G.

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