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    Analyse

    Jerada: 150 millions de DH pour les porteurs de projets

    Par Ali KHARROUBI | Edition N°:5526 Le 29/05/2019 | Partager
    Le fonds supportera 80 à 90% de la part que doit assurer le porteur de projet
    4 produits: Taghyir, Nachaa, Tajmia et Dafaa pour se reconvertir vers d’autres métiers
    Un comité de pilotage veillera sur la transparence des procédures et l’octroi des subventions
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    Pour Mohammed Sabri, directeur du CRI de l’Oriental, la création d’un fonds d’impulsion économique répond aux attentes des jeunes porteurs de projets et population vulnérable (Ph A.K)

    - L’Economiste: Comment comptez-vous opérationnaliser le fonds d’impulsion économique et résoudre la problématique du financement?

    - Mohammed Sabri: Il fallait d’abord réaliser un diagnostic de l’état des lieux avec recensement des mécanismes d’appui mis en place par les acteurs les plus influents. Cela nous a permis de recenser 20 parties prenantes (acteurs qui interviennent dans le soutien à l’entreprise), 73 mécanismes d’appui et 7 cibles (sans statut, AGR, coopératives, auto-entrepreneur, TPE, PME et grande entreprise) et 4 modes d’appui (financements, subventions, primes, accompagnement). Ce travail au préalable a dégagé une cible fragile (jeunes, chômeurs, diplômés, sans statuts, AGR, coopératives), et non éligible aux mécanismes de financement. Il a permis également de spécifier les difficultés d’accès aux financements classiques (bancaires) pour les auto-entrepreneurs et TPE locales.

    - Le diagnostic que vous avez effectué a révélé l’existence d’autres mécanismes d’appui. N’y a-t-il pas collusion avec ce nouveau fonds?
    - Les mécanismes existants ne répondent pas aux besoins réels de la population de Jerada alors qu’il y’a abondance d’offres pour la PME et la grande entreprise. Pour y remédier, nous avons proposé une inclusion financière de la cible vulnérable avec facilitation d’accès aux financements. D’où l’obligation de créer un nouveau fonds pour servir de starter à l’employabilité, la réalisation d’actions socioéconomiques et de surcroît inclure la cible vulnérable (écartée du circuit financier). Le fonds peut ainsi supporter 80 à 90% de la part que doit assurer le porteur de projet vulnérable. En somme, c’est un fonds qui aide les jeunes à être éligibles auprès des banques et peut créer un dynamisme productif comme le sont certaines actions de l’INDH.

    - Ne pensez-vous pas que c’est un fonds qui fausse la concurrence en matière de crédit?
    - C’est un fonds qui vise la TPME, les AGR, coopératives, auto-entrepreneurs et les sans-statuts via 4 mécanises de subvention: subvention à fonds perdu, prime basée sur les résultats, prêts d’honneur et accompagnement financier. En somme, un fonds qui ne concurrence pas les autres car il propose un produit qui n’existe pas ailleurs.
    Les 4 produits proposés, Taghyir, Nachaa, Tajmia et Dafaa, s’articulent autour d’un processus de reconversion vers d’autres métiers pour améliorer les revenus des personnes au chômage ou qui opèrent dans le secteur informel, mais qui ne peuvent payer des formations pour maîtriser un métier, payer le loyer de leurs locaux et s’équiper. Une fois le projet mis en place, le fonds agrégera les métiers et mutualisera les charges partagées. Il y a aussi un produit pour aider les bénéficiaires à voir grand et créer leur propre entreprise avec une aide qui peut atteindre 800.000 DH. Ces mécanismes d’ascenseurs sont indispensables pour passer du non-statut à celui d’entreprise. C’est la spécificité de ce fonds.

    - Qui sont les bailleurs de fonds pour ce programme?
    - Les partenaires du CRI dans ce programme sont le ministère de l’Intérieur (90 millions de DH), le ministère de l’Industrie (20 millions de DH), le Conseil de la région de l’Oriental (40 millions de DH). Un manuel de procédure est en phase de réalisation pour assurer la transparence totale dans l’octroi des aides. Et pour plus de transparence et d’efficacité, un comité de pilotage est mis en place. Il est constitué du wali de la région, le président de la région de l’Oriental gouverneur de la province de Jerada, le directeur du CRI et le délégué du MCINET. Il a également pour mission l’approbation des plans d’action, l’évaluation des résultats, la validation des procédures de fonctionnement du fonds, l’arbitrage et surtout la corrélation entre les montants d’investissement et l’emploi généré.

    Propos recueillis par Ali KHARROUBI

     

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