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    Economie

    Blé tendre: Le droit d’importation à 135%

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5525 Le 28/05/2019 | Partager
    Il est applicable à partir du 1er juin prochain
    Le stock à la mi-avril couvre 4,5 des besoins des minoteries
    La production des céréales décrocherait de 19% à 61 millions de quintaux
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    Quelle que soit l’issue de la campagne céréalière, le recours à l’import, parfois massif, du blé tendre est de mise. La céréale locale n’est utilisée qu’à hauteur du tiers, voire moins dans les écrasements des minoteries. De plus, le Marocain se place parmi le peloton mondial des gros consommateurs des céréales 

    Comme nous l’annoncions dans notre édition du vendredi 24 mai, le décret modifiant la quotité du droit d’importation du blé tendre a été adopté par le dernier Conseil de gouvernement. 

    Présenté à deux reprises par le ministre de l’Agriculture, le texte prévoit l’augmentation de 30% à 135% des droits de douane applicables actuellement au blé tendre. Il prendra effet à compter du 1er juin 2019. A noter que ce taux s’applique à la première tranche d’une valeur de 1.000 DH/tonne. Le reste est assujetti au taux réduit de 2,5%.

    De plus, l’application du plafond intervient dans un contexte de baisse relative des prix de cette céréale sur le marché mondial. La mesure cible donc la protection de la production locale tout en permettant l’approvisionnement normal du marché intérieur en blé tendre.

    A la mi-avril, le stock  de blé disponible était estimé à 17,7 millions de quintaux, ce qui correspond à environ 4,5 mois des besoins d’écrasement des minoteries industrielles.

    La campagne agricole 2018-19 a enregistré une pluviométrie de l’ordre de 290 mm, en baisse de 11% par rapport à la moyenne de 30 ans (326,3 mm) et de 23% en comparaison avec la saison précédente (375,3). S’ajoute une mauvaise répartition temporelle.

    Près de ¾ des précipitations ont été précoces avec une grande intensité sur la période octobre-décembre. Pour enregistrer un trimestre particulièrement pauvre en pluies. L’absence de précipitations a également caractérisé plusieurs régions avec des vagues de froid parfois  assez prolongées. D’où le ralentissement de croissance des céréales et la baisse plus ou moins accentuée des rendements selon les régions.

    Ainsi, la production prévisionnelle des trois céréales principales au titre de la campagne 2018-19 est estimée à 61 millions de quintaux en baisse de 19% par rapport à la production moyenne constatée sur la dernière décennie (75 millions de quintaux). Selon le ministère de l’Agriculture, la superficie semée en céréales a également reculé de 800.000 ha par rapport à la campagne précédente: 4,7 millions d’ha contre 5,5 millions. 

    Par céréale, la production de blé tendre devrait s’établir à 35 millions de quintaux. Elle est suivie du blé dur (13,3 millions) et celle de l’orge devrait atteindre 12,5 millions de quintaux.

    La répartition régionale de production montre que 65% du volume prévisionnel proviendrait de trois régions: Casablanca-Settat, Fès-Meknès et Rabat-Salé-Kénitra.

    A.G.

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