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    Analyse

    Comment l'Iresen accompagne ses chercheurs

    Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:5516 Le 15/05/2019 | Partager
    Un soutien financier dans le cadre des appels à projets
    Ce qui a remarquablement boosté le nombre de publications
    Et permis à certains projets de passer à la phase de fabrication
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    Pour Badr Ikken, DG d’Iresen, l'objectif est de créer un environnement favorable permettant aux chercheurs de nos universités de mieux valoriser leurs projets (Ph. L'Economiste)

    - L’Economiste: En quoi consiste votre démarche pour l'accompagnement des étudiants chercheurs dans le domaine des énergies renouvelables?

    - Badr Ikken: Notre stratégie de soutien et d’accompagnement des étudiants, doctorants et ingénieurs s'effectue à travers deux mécanismes. Le premier dans la cadre des appels à projets que nous lançons annuellement pour financer des projets collaboratifs portés par les universités et entreprises marocaines et étrangères à hauteur de 3 millions de DH par projet sur la partie recherche appliquée. Nous avons déjà alloué plus de 250 millions de DH entre 2012 et 2017 et nous prévoyons de doubler ce montant de 2018 à 2022.
    Nous avons constaté que notre accompagnement avait un impact positif sur les publications dans le domaine des énergies renouvelables dont le nombre a été multiplié par 15 en moins de 4 ans. Par contre, nous n’avons pas enregistré une amélioration semblable pour les brevets et pour la création de startups. Une telle situation nécessite donc d’accompagner l’autre phase du projet qui conduit vers l’innovation par la création d’un nouvel appel à projets baptisé Green Inno Boost, lancé l’année dernière. Je rappelle qu'en avril dernier, la tutelle a accordé le financement de 20 projets dont 16 en recherche appliquée et 4 dans le cadre de Green Inno Boost pour une enveloppe totale de 30 millions de DH.

    - Quelles sont vos autres actions créatrices de valeur ajoutée?
    - On a ajouté un autre maillon à la chaîne de valeur portant sur l’encouragement à la création de startups et de nouvelles entreprises dans le domaine des énergies renouvelables. Il s’agit de la participation dans des fonds Innov Invest qui nous permettront d’avoir un effet de levier.
    En plus de ce mécanisme, on procède aussi à la sélection de doctorants dans le cadre des projets propres d’Iresen, menés en partenariat avec des industriels. Pour ces projets, les équipes de recherche restent à Benguérir pour de longues périodes avec possibilité d’hébergement.

    - En termes de résultats, quels sont les premiers projets qui peuvent passer au stade de l’industrialisation?
    - Nous sommes très contents des projets développés 100% ici avec nos partenaires. Parmi ces projets, je souhaiterais citer Demostene, conteneur de stockage électrochimique qui assure notamment le stockage, la gestion et la fourniture de l’énergie propre pour des mines ou des chantiers isolés et qui intègre une solution innovante de prédiction. Il s’agit d’un projet qui a été développé avec un partenaire français et validé ici. Nous préparons sa commercialisation et son déploiement est imminent.
    Au menu également, un autre projet mené en partenariat avec l’Université Sidi Mohamed Ben Abdellah de Fès qui porte sur le développement d’un chauffe-eau solaire marocain à bas coût. Les résultats et le produit sont vraiment extraordinaires et je souhaiterais lancer un appel à des industriels pour accompagner cet excellent produit. Un autre exemple qui concerne le séchage des phosphates mené avec l’Université Euro-Méditerranéenne de Fès et le groupe OCP. Nous sommes en train de valider cette technologie qui va permettre la fabrication d’un séchoir de phosphates qui utilise le solaire thermique à concentration au lieu du fioul. Le prototype est prêt à une petite échelle et nous veillerons, avec les partenaires industriels, à aller vers une grande échelle pour passer par la suite à sa commercialisation.
    Le dernier exemple de nos réalisations porte sur le développement d’un robot de nettoyage pour la technologie photovoltaïque ainsi que pour les miroirs des centrales CSP. Il a été développé dans le cadre d’un projet cofinancé par la Commission européenne avec plusieurs partenaires académiques et industriels. Ce robot se démarque par une consommation très faible d’eau soit 0,1 litre pour 12 m2 et sa commercialisation a démarré en 2019.

    Cadastre solaire

    Parmi les réalisations, le DG d’Iresen cite aussi le cadastre solaire pour tout le pays, développé conjointement avec le laboratoire géoscience de la faculté des sciences Aïn Chock de l’Université Hassan II, en partenariat avec plusieurs agences urbaines. Le travail est déjà achevé pour Benguérir, Casablanca et Dakhla sont en cours de finalisation, Marrakech et Rabat pour fin 2019 et on passe l’année prochaine aux autres villes du pays. L'Iresen est également sollicité pour le développement de cartographies solaires notamment par certains pays subsahariens. De même, plusieurs entreprises demandent d’avoir des campagnes de mesures pour développer des projets solaires. Un logiciel basé sur une forte expertise qui a été développé ici et qui est en cours de valorisation, conclut Ikken.

    Propos recueillis par Noureddine EL AISSI

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