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    Economie

    Finances publiques: Les dépenses s'emballent

    Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:5515 Le 14/05/2019 | Partager
    Le déficit budgétaire à 14,1 milliards de DH
    La compensation explose: +167,7%
    Les recettes fiscales en bonne forme
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    Les recettes brutes se sont élevées à 80,6 milliards de DH en augmentation de 9,2%. Elles sont tirées par les impôts directs (10,8%), les impôts indirects (9,8%) alors que les recettes non fiscales sont en hausse de 36,8%

    Légère détente des finances publiques à fin avril. Elles sont marquées par une petite contraction du déficit: 14,1 milliards de DH contre 15 milliards de DH à la même période de l’année dernière.

    Les dépenses s'emballent: 21,2% avec le tiers des charges de compensation déjà engagées. La subvention du sucre et du gaz butane a atteint 6,7 milliards de DH contre 2,5 milliards une année auparavant. Les cours du butane en particulier sont assez volatils: de 418 dollars en janvier ils sont passés à 468 dollars la tonne en avril. En tout cas, durant les quatre premiers mois de l’année la charge de la compensation a pris 167,7%.

    Les dépenses de fonctionnement sont également marquées par la hausse des dépenses de matériel (8,4%) alors que les charges du personnel ont quasi stagné (-0,2%). Une situation qui ne risque pas de durer. Les hausses des salaires accordées par le gouvernement dans le cadre du dialogue social vont commencer à peser rapidement. 

    Les quatre premiers mois de l’année se sont également caractérisés par une légère accélération de l’investissement:  24,7 milliards de DH, en hausse de 7,8%. Elle tient à la progression de 24,5% des charges communes alors que les dépenses des ministères ont baissé de 7,4%.  Les charges de la dette ont bondi de 57,5% en raison de la hausse de 103,4% des remboursements du principal et de 4% des intérêts de la dette.

    Les finances publiques ont bénéficié de l’augmentation des recettes de 9,2% tirées par les recettes fiscales (7,8%). Celles encaissées par l’Administration des Douanes ont atteint 19,8 milliards de DH enregistrant une croissance de 5,3%. Si les droits de douane ont reculé de 8%, la TVA à l’import et la TIC sont sur des progressions de 4,7% et 20% respectivement.

    La TIC sur les produits énergétiques a atteint 5,1 milliards de DH contre 4,4 milliards l’année dernière alors que sur le tabac manufacturé elle s’est élevée à 3,9 milliards de DH. Pour sa part, la TVA à l’importation a généré des recettes de 11,8 milliards de DH sous l’effet notamment de la hausse de 15% du produit de la TVA sur les produits énergétiques.

    Quant à la TVA à l’intérieur, elle a atteint 6,7 milliards de DH et les remboursements 4,3 milliards de DH dont 1,3 milliard supporté par les collectivités territoriales. Cet impôt qui rapporte le plus au Trésor et qui compte aussi le plus d’exonérations pourrait connaître des changements durant les cinq prochaines années.

    Lors des assises de la fiscalité, Mohamed Benchaaboun, ministre de l’Economie et des Finances, s’est engagé à garantir «la neutralité de la TVA par la suppression de l’effet du butoir», mais sous conditions de la conformité et de l’élargissement de l’assiette». Ces assises ont recommandé un réaménagement des taux: 0% pour les produits de première nécessité, 10% de TVA pour ceux de consommation de masse, un taux normal de 20% et un taux plus élevé pour les produits de luxe. 

    L’impôt sur les sociétés, dont les recettes sont assurées par une poignée de contribuables, a généré 15,7 milliards de DH à fin avril, en diminution de 1,2%. 

    Les recettes nettes de l’IR sont en hausse de 13,2%.  Le barème de cet impôt pourrait être réaménagé au fur et à mesure de l’élargissement de l’assiette et de l’amélioration de la part de l’IR professionnel.  A fin avril les recettes de l’IR sur profits immobiliers sont en baisse de 20,2% s’établissant à 1,1 milliard de DH.

    Khadija MASMOUDI

     

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