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    International

    Vladimir Poutine invite Kim Jong-un

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5502 Le 24/04/2019 | Partager
    1er rendez-vous en huit ans entre dirigeants russe et nord-coréen
    Des enjeux stratégiques

    En allant cette semaine en Russie pour rencontrer le président Vladimir Poutine, le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un entend renouer avec un allié historique afin de ne pas dépendre exclusivement de Pékin. Les deux dirigeants devraient se rencontrer à Vladivostok possiblement les 24 et 25 avril. Ceci deux mois après le second sommet, à Hanoï, entre le dirigeant nord-coréen et le président américain Donald Trump, alors que les discussions sur la dénucléarisation sont au point mort. Cette rencontre est la première à ce niveau depuis celle il y a huit ans entre Kim Jong Il, le père du dirigeant actuel et l’ex-président russe Dmitri Medvedev. La Russie entretient des relations plutôt amicales avec Pyongyang et fournit une certaine aide alimentaire. Justement, Kim pourrait demander du soutien à Poutine pour faire face à une pénurie alimentaire qui s’annonce pour l’été. Le président russe a exprimé depuis longtemps sa disponibilité pour une rencontre avec le dirigeant nord-coréen. Moscou a déjà demandé la levée des sanctions internationales contre la Corée du Nord, tandis que les Etats-Unis l’ont accusée d’aider Pyongyang à violer certaines de ces sanctions, accusations rejetées par Moscou. Le but de cette rencontre bilatérale serait aussi pour Pyongyang de sortir de la très forte dépendance vis-à-vis de la Chine. Kim Jong-un a rencontré le président chinois Xi Jinping à quatre reprises en l’espace d’un an. Mais il cherche actuellement un soutien international plus large dans son bras de fer avec Washington, notent les analystes. Le dirigeant nord-coréen cherchera probablement auprès du président russe à renforcer les relations économiques avec Moscou. La Russie emploie une main- d’œuvre nord-coréenne bon marché d’environ 10.000 travailleurs, qui est une source précieuse de devises pour Pyongyang. Kim et Poutine ont à cet égard un intérêt commun à l’allègement des sanctions internationales pesant sur la Corée du Nord. La résolution 2397 du Conseil de sécurité de l’ONU de décembre 2017 demande à tous les pays employant des Nord-Coréens de les renvoyer chez eux sous deux ans. Dans un document officiel, Moscou faisait état en 2018 de 11.490 Nord-Coréens ayant un permis de travail valide, soit trois fois moins qu’auparavant. Les exportations de produits nord-coréens vers la Russie ne se sont chiffrées en 2018 qu’à 1,98 million de dollars, selon l’International Trade Centre. Les instruments de musique représentent plus de 70% du total. En revanche, les importations nord-coréennes de Russie se sont élevées à 32,1 millions de dollars, dont 21,6 millions de dollars de combustible fossile et de pétrole. Mais avant que l’ONU n’impose des sanctions très larges contre la Corée du Nord, celle-ci avait plusieurs projets de coopération économique avec la Russie.

     

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