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    Grand sommet des Nouvelles routes de la soie

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5502 Le 24/04/2019 | Partager
    L’événement se tiendra du 25 au 27 avril
    Pékin déroule le tapis rouge aux grands dirigeants
    L’initiative vise à améliorer les liaisons entre l'Asie, l'Europe et l'Afrique
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    La Chine accueille du 25 au 27 avril le deuxième sommet des Nouvelles routes de la soie. L'initiative, officiellement appelée «la Ceinture et la Route», vise à améliorer les liaisons commerciales entre l'Asie, l'Europe, l'Afrique et même au-delà. Elle prévoit la construction de ports, de lignes ferroviaires, d'aéroports ou de parcs industriels. 
    Visite sur le continent africain, sommet Chine-Afrique… le président chinois Xi Jinping fait tout pour renforcer son influence notamment au Moyen-Orient et en Afrique. Plusieurs accords de coopération ont été signés.
    Près de 37 chefs d'Etat et de gouvernement viendront à Pékin pour le sommet, un chiffre en hausse par rapport aux 29 dirigeants présents au forum inaugural en 2017. Le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte sera présent. L'adhésion de l'Italie (pays membre à la fois de l'Otan et de l'UE) aux Routes de la soie a semé la consternation à Washington et à Bruxelles, et même au sein de la coalition au pouvoir à Rome. Le ministre de l'Intérieur Matteo Salvini mettant en garde contre un «risque de colonisation».
    La Suisse s'apprêterait quant à elle à rejoindre l'initiative chinoise, son président Ueli Maurer se rendant lui aussi à Pékin. Le président russe Vladimir Poutine et d'autres dirigeants européens, asiatiques et africains feront le déplacement. C’est le cas des représentants de la Corée du Nord. La France sera représentée par son chef de la diplomatie Jean-Yves Le Drian. Mais la plupart des pays d'Europe de l'Ouest n'enverront que des ministres, et les Etats-Unis n'auront aucune délégation de haut niveau présente. 
    Depuis le lancement des Nouvelles routes de la soie en 2013, la Chine a investi au total 80 milliards d'euros dans divers projets. Les banques ont prêté entre 175 et 265 milliards, selon Xiao Weiming, un haut responsable chinois chargé du programme cité par l’agence AFP. De l'avis de certains experts, l'adhésion aux Routes de la soie apparaît comme une façon pour les pays participants de se montrer ouverts aux normes, à la technologie et à l'influence de Pékin. L'initiative est aussi une façon d'écouler ses excédents sur les marchés étrangers. 
    Initiative personnelle du président chinois Xi Jinping, le projet divise les Européens et suscite l'opposition des Etats-Unis. Les sceptiques soulignent les risques d'endettement et d'alignement politique pour les pays bénéficiaires de prêts. C’est le cas du Fonds monétaire international (FMI) qui avait mis en garde la Chine contre le piège de l'endettement. Le Sri Lanka, incapable d'honorer ses créances, a déjà dû céder à Pékin le contrôle d'un port en eau profonde pour 99 ans. Et le Monténégro s'est lourdement endetté après avoir contracté un emprunt de plus de 800 millions d'euros auprès d'une banque chinoise pour bâtir une autoroute.
    La Chine affirme que ses prêts sont le seul moyen pour les pays pauvres de financer leur développement. Xiao Weiming réfute ainsi toute notion de «piège de la dette brandie par les critiques». L'argent chinois vient sous forme de prêts, pas de dons, provoquant un rejet dans certains pays. Notamment au Sri Lanka, aux Maldives et en Malaisie, où des partis d'opposition sont arrivés au pouvoir l'an dernier en dénonçant la corruption des dirigeants et l'opacité de leurs tractations avec Pékin. 

    Des intérêts pour le Maroc

    EN novembre 2017, la Chine et le Maroc ont signé un mémorandum d'entente sur «la Ceinture et la Route». Ce qui fait du Royaume l’un des premiers pays signataires en Afrique (lire aussi la tribune du Professeur Tarik El Malki «Nouvelle route de la soie: Les opportunités pour le Maroc», cf. notre édition N° 5157 du 28/11/2017). Commerce, investissements, sécurité, culture, éducation, tourisme… la coopération entre les deux pays se fera à travers la mise en œuvre d’un certain nombre de projets structurants. Le développement des relations bilatérales se traduit par la forte croissance des échanges commerciaux qui sont passés de 300 millions de dollars en 2002 à plus de 4 milliards de dollars en 2016. Les investissements de la Chine au Maroc ont également bien progressé, faisant du Royaume la 2e destination des investissements chinois en Afrique. D’autre part, le nombre des touristes chinois au Maroc est passé de 10.000 visiteurs en 2015 à 120.000 en 2017, grâce à la décision royale de dispenser de visa les ressortissants chinois. 
    Le Royaume dispose de nombreux atouts qui peuvent faire de lui un véritable hub régional avec un positionnement central entre l’Europe, la Chine et l’Afrique. L’enjeu est de drainer des investissements étrangers en provenance de Chine et d’Europe et booster les exportations vers l’Afrique.

     

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