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    Dossier Spécial

    Irrigation localisée: Les réalisations en avance sur le planning

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5496 Le 16/04/2019 | Partager
    700.000 ha dans un an contre 550.000 prévus initialement
    Gros gains sur les rendements et la diversification des cultures
    Mais la logistique et la distribution sont à la peine
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    Source: Le Ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts

    Le Programme national d’économie d’eau d’irrigation est en avance sur son temps de passage. La superficie ciblée à l’horizon 2020 a été atteinte, voire dépassée deux ans plus tôt, en 2018. Ce programme porte sur l’équipement de 550.000 ha en techniques d’irrigation localisée.

    L’objectif est de valoriser au mieux la ressource hydrique tout en réalisant une économie estimée à 1,4 milliard de m3. Il s’articule autour de deux composantes: la reconversion individuelle sur une superficie de 330.000 ha sur la base du principe du guichet ouvert moyennant les aides financières de l’Etat et la reconversion collective  sur une superficie de 220.000 ha au niveau des grands périmètres irrigués.

    Le coût total de cet immense programme  s’élève à près de 37 milliards de DH dont 26 milliards destinés à l’irrigation localisée ainsi qu’à l’accompagnement à opter pour des cultures à forte valeur ajoutée. Le reste des financements (11 milliards de DH) vise la modernisation des réseaux de la grande et moyenne hydraulique.

    Depuis le lancement du plan en 2008, la superficie équipée en irrigation localisée a été portée à 560.000 ha à fin 2018. Les projets de reconversion collective portent actuellement sur 120.000 ha (soit 55% de la superficie totale prévue), dont 65.000 ha sont achevés au niveau des périmètres irrigués du Loukkos, du Gharb, des Doukkala, du Tadla, du Haouz et du Souss-Massa.

    Selon les responsables de la direction de l’irrigation, les 600.000 ha équipés au goutte-à-goutte seront dépassés dès cette année pour s’établir à 700.000 ha en 2020. C’est l’effet de subventions mais aussi de la valorisation de l’eau. Jusqu’à 5 hectares, l’exploitant peut bénéficier d’une prise en charge intégrale de l’équipement, de la formation et de l’accompagnement technique des cultures. 

    Au-delà de 5 hectares, la subvention représente 80% du coût de l’investissement. Le goutte-à-goutte sera donc le système d’irrigation dominant en 2020, couvrant près de 50% de la surface irriguée globale qui atteindrait  1,6 million d’hectares.

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    Le barrage Mansour Eddahbi est l’un des plus importants ouvrages hydrauliques du pays. Il assure entre autres, l’alimentation en eau aux grandes exploitations agricoles (Ph. L’Economiste)

    Parallèlement à la promotion de l’irrigation localisée, l’un des trois axes majeurs de la stratégie  consiste en l’extension et l’aménagement des périmètres irrigués. Environ 90.000 ha sont actuellement en chantier, pour un objectif de 160.000 ha à l’horizon 2020.

    L’engouement pour l’agriculture irriguée s’explique également par son fort effet de levier. Bien qu’elle ne porte que sur 16% de la surface agricole, l’agriculture irriguée contribue pour 45% à la valeur ajoutée  et à hauteur de 75%  aux exportations  de fruits et légumes.

    L’impact de l’irrigation se fait surtout ressentir sur le revenu des agriculteurs. Les responsables du ministère de l’Agriculture estiment que ce revenu a été  multiplié entre 5 et 13 fois, selon les périmètres et les cultures. A titre d’exemple, la région du Loukkos, qui a réalisé la reconversion de 11.100 ha en irrigation par aspersion et goutte-à-goutte, a pu diversifier et multiplier les cultures. Sur la même parcelle, il est actuellement possible d’alterner 3 à 4 cultures à forte valeur ajoutée par an. Pomme de terre, fraise, pastèque, aubergine, tomate industrielle et divers maraîchages ont doublé, voire triplé leurs rendements.

    Sauf que la logistique et la distribution peinent à suivre la dynamique. Rien que l’entreposage frigorifique des pommes de terre coûte 0,90 DH/kg contre 0,30 DH à Casablanca. Pour surmonter cette contrainte, les agriculteurs, organisés en association de gestion, viennent de lancer la construction d’une agropole sur 50 ha. Elle devrait abriter tous les services logistiques pour  améliorer la  valorisation des produits de la région du Loukkos.

    Mais le déficit de valorisation et de distribution concerne pratiquement toutes les régions et touche la plupart des cultures. Même celles orientées depuis plusieurs décennies vers l’export comme les agrumes, primeurs.

    A.G.

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