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    Dossier Spécial

    Le groupe «Aïcha» se positionne dans la recherche

    Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5496 Le 16/04/2019 | Partager
    L’huile extra-vierge, une priorité pour l’entreprise
    Chiffre d’affaires, emplois, stratégie… Le président fait le point
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    Mardochée Devico est PDG de LCM-Aïcha. Il est également président de l’association UDOM. «Je ne crains pas la concurrence… son absence endort le secteur de l’huile d’olive extra-vierge» (Ph. YSA)

    Si la société est surtout connue pour sa célèbre marque «Aïcha », elle détient aujourd’hui un portefeuille très diversifié. Installées à Meknès depuis près d’un siècle, «Les Conserves de Meknès-Aïcha» constituent une saga industrielle qui a commencé en 1929. En 1962, la petite usine de 400 m² est rachetée par la famille Devico. Laquelle édifiera le premier laboratoire agroalimentaire au Maroc.

    «Les Conserves de Meknès-Aïcha» célébreront leur centenaire en 2029. En attendant, le groupe est très impliqué dans l’agro-industrie dans son «territoire», spécialement dans l’olivier, l’huile d’olive, et les sous-produits de l’olivier. L’entreprise emploie aujourd’hui 800 personnes dont 220 permanents et exploite 4.500 ha de terres essentiellement au niveau de la région de Meknès (à 80%). Ses unités de trituration, conserveries et autres réalisent un chiffre d’affaires annuel de plus de 300 millions de DH.

    Elle est présente dans l’action «citoyenne» culturelle et sportive (Ficam, Rallye Aïcha des Gazelles) et soutient la recherche et développement au niveau de l’agropole olivier de l’ENA-Meknès. «C’est dans notre philosophie de nous appuyer sur l’université», indique Mardochée Devico, président du groupe.

    Et d’ajouter: «Notre unité de traitement des sous-produits (margines, grignons et autres) investit énormément dans la recherche». En fait, l’entreprise se veut un opérateur actif sur l’ensemble de la chaîne de valeur: la recherche, la production de plants, la production d’olives, la trituration, les olives en conserves et le traitement des dérivés.

    • Des machines à la pointe de la technologie
    Dans les années 1970, la marque Aïcha qui se contentait d’un peu de matériel «archaïque», quelques confitures, fruits au sirop et truffes blanches, était principalement destinée à l’export. Son PDG, Mardochée Devico, à peine rentré de France, était alors chargé de l’approvisionnement et des achats. Dans un premier temps, la société s’attaque à la conserve de champignons. «Pour produire des fruits au sirop, c’était simple. Il suffisait d’aller voir l’agriculteur du verger d’en face et de se mettre d’accord avec lui. La conserve de cèpes, c’était autre chose! il fallait s’approvisionner», révèle-t-on dans le livre «Aïcha mon histoire», paru en 2014.
    Malgré un approvisionnement intimement lié à la météo, Les Conserves de Meknès décident de diversifier leurs fabrications pour se lancer dans le haricot vert et divers légumes en conserves «mais c’était encore très artisanal. Il nous manquait encore la superficie et de nouveaux équipements». Aujourd’hui, la firme dispose de machines à la pointe de la technologie.

    • Aïcha, le bateau-amiral
    La société qui est passée d’une production de 100 tonnes par jour à plus de 2.000 tonnes (20 fois)  aujourd’hui, et d’une douzaine d’employés à plus de 800, revendique le leadership en termes d’équipements, de matières premières ou de produits finis. Elle produit les abricots de Marrakech, les figues de Fès et les cerises de Sefrou. Pour ceux qui ne la connaissent pas, Aïcha n’est pas seulement le concentré de tomate, c’est aussi une quinzaine de produits, une gamme de 16 confitures par exemple, un million de boîtes et bocaux par jour et une capacité de transformation journalière de 2.500 tonnes. A noter que le groupe dispose aussi d’une huilerie moderne, dotée de cinq lignes de fabrication, où 500 tonnes d’huile par jour peuvent être triturées et dont une bonne partie est destinée à l’export. Elle est aussi connue par ses actions citoyennes à travers la Fondation Aïcha.

    • L’huile extra-vierge, la tendance mondiale
    Membre de l’association «Union pour le développement de l’olivier de Meknès», le groupe veut hisser la production de l’huile d’olive extra-vierge. Cet objectif se traduit par l’organisation du trophée annuel «Volubilis extra-vierge Maroc» sous la direction de l’Agropole Olivier. «Nous n’avons pas peur de la concurrence. Bien au contraire, l’absence ou le manque de concurrence endort et sa présence est stimulante», estime Devico. En effet, le marché de l’huile extra-vierge est en nette progression. Toutefois, certains professionnels ne se retrouvent pas dans le maquis de la classification des huiles. Il est difficile de faire une distinction entre la pure, la raffinée, la vierge, l’extra-vierge, la courante et la lampante. «Ceci étant, il y a une grande tendance d’aller directement vers l’huile premium extra-vierge qui est très recherchée à l’export et que nous voulons installer comme la principale huile du marché local», explique le PDG de Les Conserves de Meknès. A ce titre, les chaînes de la grande distribution (Marjane, Carrefour…) suivent cette tendance, poussant les producteurs à proposer une huile où le degré d’acidité s’approche de 0°. Il y a quelques années, avec un degré d’acide, l’huile extra-vierge était considérée comme la «meilleure qualité». Actuellement, les huiles proposées sur le marché affichent 0,8° d’acidité et la tendance est plutôt à 0,5°. «En d’autres termes, l’huile extra-vierge d’aujourd’hui ne sera plus considérée comme telle dans quelques années. Il va falloir s’adapter aux exigences du consommateur».

    Youness SAAD ALAMI
     

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