×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    International

    Bouteflika, Béchir... à qui le tour?

    Par L'Economiste | Edition N°:5495 Le 15/04/2019 | Partager
    Des protestations populaires visent les régimes autoritaires
    Des transitions difficiles redoutées

    Après la chute des présidents algérien Abdelaziz Bouteflika et soudanais Omar el-Béchir, certains régimes autoritaires scrutent d’un œil inquiet les manifestations populaires. Certes les situations sont très différentes, mais elles portent presque sur les mêmes maux: soif de justice, de démocratie et d’équité sociale…

    ■ A Alger, la société civile s’inquiète: Des organisations de la société civile algérienne ont exprimé leur inquiétude après les heurts qui ont éclaté entre les manifestants et la police. Vendredi dernier, les Algériens se sont à nouveau mobilisés à travers le pays, refusant la transition prévue par le pouvoir intérimaire, et l’organisation d’une présidentielle le 4 juillet. Les contestataires, qui défilent chaque semaine depuis le 22 février, estiment que le pouvoir en place, issu du «système» du président évincé Abdelaziz Bouteflika, ne peut garantir un scrutin libre et équitable. Des magistrats ont annoncé qu’ils allaient boycotter la supervision de l’élection présidentielle, en soutien au mouvement de contestation. Les contestataires prônent la mise sur pied d’institutions ad hoc, pour organiser une véritable transition post-Bouteflika. De son côté, le pouvoir, soutenu par le chef d’état-major, le général Ahmed Gaïd Salah, s’appuie sur la Constitution pour s’en tenir à l’élection d’un nouveau président sous 90 jours.
    ■ Au Soudan, la rupture avec le régime Béchir: Le nouvel homme fort du Soudan a promis d’éliminer «les racines» du régime d’Omar el-Béchir et a annoncé une série de mesures en guise de concessions aux manifestants, alors qu’il est pressé de passer la main au plus vite à un pouvoir civil. Abdel Fattah al-Burhane, nommé à la tête du Conseil militaire chargé de la transition au lendemain du renversement du président Béchir, s’est engagé aussi «à lutter contre la corruption, à libérer tous les manifestants arrêtés ces dernières semaines et à faire juger les personnes ayant tué des protestataires». Il a promis également la levée du couvre-feu. Autre annonce faite plus tôt par le Conseil militaire en vue d’afficher sa bonne volonté face aux manifestants: la démission de Salah Gosh, chef du puissant service de renseignement soudanais NISS. Le Conseil militaire a affirmé qu’Omar el-Béchir se trouvait en détention mais qu’il ne serait pas livré à l’étranger, alors qu’il est sous le coup de deux mandats d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI). De son côté, l’ONU souhaite une transition appropriée et inclusive.

    La situation s’est détériorée en Libye

    Réunis la semaine dernière à N’Djamena pour un sommet extraordinaire, les chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres de la Communauté des Etats sahélo-sahariens (Cen-Sad) ont appelé à une transition pacifique au Soudan et à l’arrêt des combats en Libye. Au moins 121 personnes ont été tuées et 561 autres blessées depuis le début du mois d’avril d’une offensive du maréchal Khalifa Haftar contre la capitale libyenne Tripoli, a indiqué l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (Ocha) de l’ONU a fait état de son côté de 13.500 personnes déplacées par les combats, dont 900 ont été hébergées dans des centres d’accueil. Des combats violents opposent en banlieue sud de Tripoli les forces du Gouvernement d’union nationale (GNA), reconnu par la communauté internationale, aux hommes du maréchal Haftar. L’Armée nationale libyenne (ANL) a lancé une offensive en vue de s’emparer de la capitale (nord-ouest), siège du GNA. Le Maroc était présent en force au sommet à N’Djamena et un message royal y a été prononcé.

    F. Z. T. avec agences

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      abonnement@leconomiste.com
      mareaction@leconomiste.com
      redaction@leconomiste.com
      publicite@leconomiste.com
      communication@leconomiste.com

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc