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    Venezuela: L'ONU durcit le ton face aux sanctions américaines

    Par L'Economiste | Edition N°:5478 Le 21/03/2019 | Partager
    Elles pourraient aggraver la crise qui frappe ce pays latino-américain
    Un embargo sur le pétrole doit entrer en vigueur le 28 avril
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    Michelle Bachelet, la Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme a une fois de plus critiqué mercredi 20 mars 2019 les sanctions contre le Venezuela, en ciblant en particulier les Etats-Unis. Elle a estimé qu'elles pouvaient aggraver la crise qui frappe ce pays latino-américain. Début mars, Bachelet avait déjà dénoncé les sanctions internationales contre le Venezuela, sans toutefois viser un pays en particulier.

    Son discours intervient au lendemain de l'annonce de nouvelles sanctions par le Trésor américain. «L'ampleur et la gravité des crises dans les domaines alimentaire, sanitaire et des services de base n'ont pas été pleinement reconnues par les autorités (vénézuéliennes), de sorte que les mesures qu'elles ont adoptées ont été insuffisantes», a estimé Bachelet devant le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU.

    «Bien que cette crise sociale et économique dévastatrice ait commencé avant l'imposition des premières sanctions économiques en 2017, je suis préoccupée par le fait que les récentes sanctions sur les transferts financiers liés à la vente de pétrole vénézuélien aux Etats-Unis puissent contribuer à aggraver la crise économique, avec des répercussions possibles sur les droits fondamentaux des personnes et sur leur bien-être», a-t-elle ajouté.

    Les Etats-Unis et une cinquantaine d'Etats ont reconnu l'opposant vénézuélien et président de l'Assemblée nationale Juan Guaido comme président par intérim du Venezuela, déniant toute légitimité au régime de Nicolas Maduro. Pour accroître la pression, Washington impose au Venezuela des sanctions économiques et a décrété un embargo sur le pétrole, exportation cruciale pour l'économie du pays, qui doit entrer en vigueur le 28 avril.

    Bachelet a appelé à trouver une solution politique, tandis que son bureau a envoyé une mission technique au Venezuela en vue d'une éventuelle visite de la Haut-Commissaire.

    Un rapport sur la situation au Venezuela devra être publié en juin, mais Bachelet a d'ores et déjà dénoncé «le rétrécissement de l'espace démocratique, en particulier la criminalisation continue des manifestations pacifiques et des dissidents…».

    L'ambassadeur vénézuélien auprès du Conseil, Jorge Valero, a soutenu que le Venezuela reconnaissait le «droit à manifester, mais a expliqué que les récentes manifestations étaient des actes de vandalisme et criminels (...) promus par un secteur violent de l'opposition financé par l'extérieur…».

    F. Z. T. avec agences

     

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