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    Economie

    Romarin de l’Oriental: Premier projet en voie d’industrialisation

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5476 Le 19/03/2019 | Partager
    Pour une enveloppe de 25 millions de DH
    Avec le concours de l’Onudi et de la coopération suisse
    L’aromate prédomine à raison de 60% parmi les plantes aromatiques et médicinales

    Le Maroc dispose d’un gisement de plantes aromatiques et médicinales (PAM). Sur les 4.200 espèces végétales existantes, 800 espèces sont spontanées et dont la moitié est reconnue pour son utilisation médicinale ou aromatique. C’est l’essentiel du potentiel à l’export. Le créneau génère actuellement 620 millions de DH, soit 4% du marché mondial.

    C’est insignifiant par rapport au chiffre d’affaires résultant des produits finis. Le pays exporte la totalité de ses plantes, soit séchées soit sous forme d’huiles essentielles à l’état brut. Ce qui profite à l’industrie européenne de l’alimentaire, du cosmétique et de la pharmacie.

    Sur la diversité des plantes cultivées ou spontanées, le romarin est de loin la plus prépondérante. Elle représente plus de 60% et reste concentrée dans la région de l’Oriental. D’où l’intérêt manifesté par  le Haut commissariat aux eaux et forêts à l’égard de cet aromate qui fait du pays le 3e producteur de la zone méditerranéenne après l’Espagne et l’Algérie.

    A cet effet, le projet dédié, en collaboration avec l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI) et la Coopération Suisse vient d’être finalisé. Ce projet a été déployé sur 3 ans (janvier 2016 - mars 2019).

    Doté  d’une enveloppe de 25 millions de DH, le projet a été financé à hauteur de 15 millions de DH par la Suisse et 10 millions par le Haut commissariat aux eaux et forêts.

    Deux axes stratégiques y ont été ciblés, l’intégration des populations locales et des cueilleurs dans les coopératives et l’amélioration de leur compétitivité. Pour le Haut commissariat aux eaux et forêts, la stratégie élaborée en 2009, pour le  secteur des PAM intègre les objectifs de croissance économique, de l’équité sociale et du respect de l’environnement. Elle vise aussi à préparer  ces activités pour les insérer dans un processus d’industrialisation.

    En faire en quelque sorte   un véritable secteur industriel offrant des gammes de produits destinés aux marchés nationaux et internationaux. Dans le pipe, également, d’autres projets ont été réalisés ou en cours de finalisation dans le cadre de la coopération internationale (Pnud, GIZ, Onudi, Usaid).

    Ces projets ont pour objectif, la promotion de mécanismes de gestion durable au profit des populations riveraines ainsi que le renforcement des capacités techniques et organisationnelles des partenaires, en particulier les coopératives.

    C’est dans ce cadre que le projet Azir-Oriental a été mis en œuvre au niveau de la région de l’Oriental qui produit à elle seule plus de 60% de la production nationale du romarin sauvage qui représente une ressource centrale de la région.

    Parmi les résultats cités, l’amélioration de la qualité du romarin vendu par les coopératives et la diversification des produits dérivés: charbon vert à base des déchets de collecte. Les mesures mises en place sécurisent par ailleurs la régénération et la durabilité de la ressource naturelle.

    La production de PAM au Maroc repose principalement sur la récolte de la biomasse spontanée (plus de 90%). Celle liée à la culture  reste négligeable et ne bénéficie d’aucun appui de l’Etat. Aujourd’hui, le secteur est confronté à un double enjeu: adapter les modes de production aux conditions de développement durable et maîtriser les marchés.

    Les productions étant destinées à des utilisations très variées (alimentation, cosmétique, parfumerie, aromathérapie, pharmacie…). Sauf que le secteur reste confronté à plusieurs défis. A commencer par la pérennité des plantes du fait de l’exploitation sauvage qu’elles subissent.

    Le secteur se positionne en fournisseur de matières premières non valorisées  et souffre là aussi de la non-régularité, voire du faible volume offert. Face à ce constat, le Maroc recèle également de grands atouts. Lesquels restent également liés à la ressource et aux marchés.

    Repères

    romarin_de_loriental_076.jpg

    Le romarin est une plante méditerranéenne qu'il convient de cueillir avant sa floraison qui commence au mois de janvier. Utilisé comme aromate, le romarin parfume discrètement les plats  et soulage les tensions (musculaire ou nerveuse). Il est aussi préconisé lors de fatigues et de déprimes passagères

    Par ses contrastes géographiques, le Maroc offre une gamme variée de bioclimats méditerranéens permettant une flore riche constituée de plus de 4.200 espèces de plantes aromatiques et médicinales.
    Les espèces à intérêt aromatique et/ou médicinale sont estimées entre  500 et 600 variétés dont l’essentiel de génération spontanée.
    Le pays dispose d'un savoir-faire ancestral, qui a été préservé au cours des siècles: la médication par les plantes ainsi que pour l'extraction des huiles essentielles destinées à la parfumerie familiale ou de marché.
    Plusieurs dizaines de produits (près de 100) sont exportés sous formes de plante séchées pour les besoins d’herboristerie et aromates alimentaires.
    Plus d’une vingtaine d’espèces sont utilisées pour la production d’huiles essentielles ou d’autres extraits aromatiques destinés essentiellement à l’industrie de parfumerie et cosmétique ainsi que pour la préparation des produits d’hygiène et la formulation des arômes.

    A.G.

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