×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Le Forum Afrique Développement monte en gamme

    Par Abashi SHAMAMBA | Edition N°:5474 Le 15/03/2019 | Partager
    Plus de 4.000 rendez-vous d’affaires en deux jours
    Le Maroc marque des points au-delà de ses alliés historiques
    forum-afrique-developpement-074.jpg

    Au premier rang de l'assemblée plénière à l'ouverture du Forum International Afrique Développement, plusieurs invités VIP dont des ministres qui applaudissent le chef de l'Etat de Sierra Leone (à gauche du ministre marocain de l'Industrie, Moulay Hafid Elalamy) après son intervention (Ph. AWB)

    Pour la sixième édition qui se tient les 14 et 15 mars, le Forum international Afrique Développement impulsé par le fonds d’investissement Al Mada et sa filiale Attijariwafa bank, a incontestablement relevé ses standards. Dans l’organisation comme dans le contenu, les progrès sont visibles.

    Au premier jour de cet événement qui s’affirme comme un des plus importants rendez-vous d’affaires sur le continent, plus de 4.000 rendez-vous B to B étaient confirmés. Les organisateurs ne s’y sont pas trompé: les discours et les conférences c’est bien, le business c’est encore mieux. Et c’est cela qui attire toujours plus d’opérateurs et de chefs d’entreprise.

    Le «pays à l’honneur» pour cette édition est la Sierra Leone. C’est son président,  Julius Maada Bio qui a inauguré la plénière. Il était accompagné d’une très grosse délégation dont les ministres des Finances, Jacob Jusu Saffa, du Commerce et de l’Industrie, Peter Bayuku Konteh et du président de la Sierra Leone Investment and Export Promotion Agency, Lexmond Koroma.

    Du Maroc, peu d’opérateurs connaissent ce petit pays frontalier de la Guinée-Conakry. C’est un pays au sol-garni d’importantes ressources minières.

    De Casablanca, il est accessible quotidiennement par le vol de Royal Air Maroc, seule compagnie aérienne qui avait gardé ouverte sa desserte (sur instruction du Roi) lors de l’épisode de la crise liée à l’épidémie d’Ebola en 2014.

    Ce geste là, les Sierra léonais ne l’ont jamais oublié. La taille de la délégation qui accompagnait le chef de l’Etat sierra léonais est un indicateur des succès du virage diplomatique de Rabat sur le continent amorcé au début des années 2000. Sortir de la zone de confort des alliés traditionnels et conquérir par l’investissement de ses entreprises de nouveaux alliés qui étaient sous influence algérienne. Les résultats sont spectaculaires.

    La présence du ministre éthiopien des Affaires étrangères, du Commerce et de la Diaspora, Aklilu Hailemichael - très applaudi par l’auditoire lorsqu’il a assuré qu’Ethiopian Airlines reste une des compagnies les plus sûres et un outil d’intégration et de développement économique de l’Afrique- est un autre symbole de la réussite de la stratégie africaine marocaine pensée au plus haut sommet de l’Etat. Le groupe OCP est associé avec l’Etat éthiopien pour réaliser l’une des grandes usines d’engrais du monde. L’investissement est de 3,7 milliards de dollars.

    A.S.

                                                                     

    Le ministre malien des Finances en VRP

    boubou_cisse_074.jpg

     

    - L’Economiste: Quel message portez-vous aux opérateurs présents à ce forum?
    - Boubou Cissé:
    Que des messages positifs par rapport à mon pays. Aujourd’hui, le Mali est un pays qui affronte un certain nombre de défis et de difficultés liés à la situation sécuritaire. Il y a beaucoup de progrès qui ont été réalisés dans le règlement des conflits depuis cinq ans qui ne sont pas assez connus. Nous avons signé un accord pour la paix et la réconciliation (ndlr: le cinquième) issu du processus d’Alger; nous avons par ailleurs organisé une conférence d’entente nationale. Aujourd’hui les Maliens progressent dans la voie de la réconciliation et la cohésion nationale. Ce message là doit être porté à l’ensemble de nos partenaires, des opérateurs qui souhaitent investir au Mali. Le Mali est une terre à multiples opportunités dans les mines, l’énergie, l’agriculture, etc. Nous sommes le premier producteur de coton en Afrique subsaharienne, troisième producteur d’or sur le continent (ndlr: 50 tonnes en 2018) en plus d’une importante économie pastorale. Ce sont autant d’opportunités dont les moteurs ne cherchent qu’à se libérer. L’insécurité due aux troubles dans le Nord du pays avait c’est vrai, effrayé quelque peu les investisseurs étrangers. Mais les efforts dans le processus de réconciliation et de la paix commencent à porter leurs fruits. Je suis là pour passer ce message aux chefs d’entreprise et aux investisseurs.

    - La pression des dépenses de sécurité doit être énorme sur le budget.  
    - C’est vrai, les dépenses de sécurité exercent une grosse pression sur les ressources du Trésor. Elles représentent actuellement 22% du budget de l’Etat. En y ajoutant les charges liées à la mise en œuvre de l’accord de paix et de la réconciliation, cela fait 4,8% du PIB. Effectivement, c’est un niveau très élevé, mais c’est un mal nécessaire. Nous sommes obligés d’investir pour amener notre système de défense à un niveau qui lui permet d’assurer l’intégrité et la sécurité de notre territoire. Si la sécurité est garantie, les investisseurs reviendront et nous créerons plus de richesse pour la population.

    Propos recueillis par Abashi SHAMAMBA

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      abonnement@leconomiste.com
      mareaction@leconomiste.com
      redaction@leconomiste.com
      publicite@leconomiste.com
      communication@leconomiste.com

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc