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    Entreprises

    Crédit du Maroc surfe sur une bonne vague

    Par Franck FAGNON | Edition N°:5457 Le 20/02/2019 | Partager
    Hausse de 39% des profits hors éléments exceptionnels
    Le marché des particuliers, principal moteur de la croissance
    Plus de 1 milliard de DH d'investissement d'ici 2022
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     Les clignotants sont au vert pour Crédit du Maroc qui a bouclé une cuvée 2018 sur des performances solides. Le groupe va accroître ses investissements sur les quatre prochaines années notamment dans le système d'information pour lui donner plus d'agilité.

    Première banque à publier ses résultats annuels, Crédit du Maroc place la barre haut grâce à une croissance de 61% du résultat net part du groupe à 589 millions de DH. Hors élément exceptionnel lié à la cession d'une partie du terrain qui abritera le futur siège de la banque, les profits progressent quand même de 39%. «Les résultats sont bons, voire très bons, confortant nos choix stratégiques», s'est réjoui Baldomero Valverde, président du directoire lors de la présentation des résultats.

    L'atonie de la conjoncture se reflète dans les livres de la banque par une baisse de 12% des crédits à l'équipement et de 1,3% des prêts à la promotion immobilière. Mais, cette baisse de régime sur ces deux segments est largement compensée par le dynamisme du marché des particuliers.

    Parmi les plus agressives commercialement sur le crédit à l'habitat, Crédit du Maroc a augmenté ses encours de 6,5% à 13,6 milliards de DH, améliorant sa part de marché à 6,64%. L'établissement revendique 6,87% du marché du crédit à la consommation. Le développement des synergies avec Wafasalaf se traduit par une progression à deux chiffres de l'encours sur les deux dernières années. L'activité crédit conso est réalisée pour 80% avec Wafasalaf, indique le management.

    La multiplication des conventions avec les entreprises (environ 500 conventions actives) permet aussi de soutenir cette activité et surtout de mieux contrôler le risque. La bonne tenue du marché des particuliers soutient la hausse de 4,2% de la marge d'intermédiation. Son amélioration tient aussi à l'optimisation des ressources avec une sélection des dépôts à terme et un recours moins important aux certificats de dépôts.

    Les revenus de commissions, eux, ont augmenté de 9,3% à 401 millions de DH. Ils représentent 17% du chiffre d'affaires de la banque. L'augmentation du parc client (650.000 clients à fin 2018) et l'amélioration du taux d'équipement rapportent plus de commissions. L'activité monétique a augmenté de 11% en 2018.

    Par ailleurs, le développement de la bancassurance assure des commissions importantes à la banque. Elle a collecté 12% de primes non-vie de plus que l'année précédente. Les encours de l'assurance-vie ont de leur côté augmenté de 33%. La banque a tiré 192 millions de DH (+8%) de ses activités de marché grâce essentiellement à la performance de l'activité change. Globalement, le produit net bancaire s'est élargi de 5,4% à 2,3 milliards de DH.

    Le résultat brut d'exploitation a progressé dans les mêmes proportions à 1 milliard de DH. Le coefficient d'exploitation s'affiche à 54,3% et 52,4% hors élément exceptionnel. Pour le management, l'un des points de satisfaction se trouve dans la forte baisse (-27% à 301 millions de DH) du coût du risque. Ce résultat tient à notre vigilance et à la performance du recouvrement, font remarquer les dirigeants. L'ampleur de la baisse s'explique aussi par une radiation de créances.

    Malgré les difficultés dans quelques secteurs dont la construction et l'immobilier, le groupe reste confiant sur la qualité de son portefeuille. «Nous ne prévoyons pas de dégradation forte des créances en souffrance à court terme», indique Baldomero Valverde.

    Le groupe va engager dès cette année d'importants investissements notamment dans le système d'information. L'objectif est de lui donner plus d'agilité pour renforcer la conquête de clients et améliorer l'efficacité opérationnelle. Le projet va s'étaler sur trois ans. «La banque en 2022 sera complètement différente de celle de 2019. Nous allons changer de moteur», explique le président du directoire en référence à la modernisation du système d'information.

    En l'état actuel, les systèmes d'information de la plupart des banques ne sont pas en mesure de soutenir leurs ambitions en matière d'amélioration de l'expérience client. Crédit du Maroc va investir plus de 1 milliard de DH sur les quatre prochaines années pour changer la banque. Le tiers sera consacré au nouveau siège au boulevard d'Anfa.

    Mille-feuille réglementaire

    L'implémentation de l'IFRS 9 a été consommatrice en fonds propres et les règlementations à venir le seront tout autant, surtout la circulaire 19G sur la classification et le provisionnement des créances. La règlementation prudentielle est plus exigeante et les règles de conformité plus pesantes, estiment les banquiers. Ce contexte impose un pilotage plus rigoureux des fonds propres. Crédit du Maroc a renforcé ses capitaux propres (Tier 1) de 4,9% à 4,7 milliards de DH. Cela lui permet d'afficher un ratio de solvabilité Tier 1 de 11,32% soit plus de 2 points au-dessus du minimum requis. Le ratio de solvabilité global s'est établi à 14,97% à fin 2018 contre une exigence de 12%. «Nous avons constitué l'équivalent de deux années de résultat en provisions pour risques généraux. Nous sommes prêts à absorber tous les changements réglementaires», relève Karim Diouri, DGA Finances Groupe. Le mille-feuille réglementaire et les investissements dans la transformation des banques pourraient affecter leur capacité de distribution. Pour l'heure, Crédit du Maroc va proposer un dividende en hausse de 1 DH à 8 DH par action pour 2018.

    F.Fa

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