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    Economie

    Hydrocarbures Le Maroc fait la promo de son potentiel

    Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:5448 Le 07/02/2019 | Partager
    Les objectifs profonds n’ont pas encore été testés
    A ce jour, 70 permis de recherche octroyés et 10 concessions d’exploitations attribuées
    L’Onhym fait le point au 2e sommet pétrole et gaz à Marrakech
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    Pour valoriser le potentiel marocain, Amina Benkhadra, DG de l’Onhym appelle à des partenariats transfrontaliers, des investissements et un engagement en faveur de l’innovation (Ph L'Economiste)

    «Nous sommes convaincus du potentiel marocain en hydrocarbures, compte tenu de sa position géographique, de la superficie d’exploration, des prospects diversifiés, des récentes découvertes chez les pays voisins...». Les propos sont ceux de Aziz Rabbah, ministre de l'Energie, des Mines et du Développement Durable lors du 2e sommet marocain du pétrole et du gaz qui poursuit ses travaux jusqu'au 8 février à Marrakech.

    Organisé par l'Office national des hydrocarbures et des mines (Onhym) en collaboration avec IN-VR Oil & Gas, l'événement est une opportunité pour discuter des questions clés relatives à l’exploration pétrolière et gazière au Maroc, le potentiel onshore et offshore de la façade atlantique et de la Méditerranée, mais aussi faire le point sur les opportunités d’investissement, ainsi que les enjeux énergétiques africains.

    D’ailleurs, plusieurs ministres de pays africains, experts de l’industrie pétrolière et gazière ont fait le déplacement. Une occasion pour l’Onhym de présenter son bilan et ses ambitions. «Le Maroc dispose d’un vaste éventail d’opportunités d’exploration, offrant une grande diversité géologique. Mais pour valoriser ce potentiel, il faut des partenariats transfrontaliers, des investissements et un engagement en faveur de l’innovation», insiste Amina Benkhadra, DG de l’Onhym.

    Côté investissement, le secteur a cumulé à fin 2018, près de 27,5 milliards de DH dont plus de 90% couverts par les entreprises étrangères. A ce jour, 70 permis de recherche et 10 concessions d’exploitations ont été attribués à des sociétés pétrolières internationales. Au total, 351 puits ont été forés. Il faut dire que durant les 5 dernières années, l’industrie pétrolière au Maroc a franchi une autre étape avec de nouvelles découvertes et de grands efforts d’explorations déployés par l’Office.

    Et les efforts ont été payants. Entre 2017 et 2018, les entreprises et groupements pétroliers ont acquis 19.614 km² de sismique 3D ainsi que 4.597 km de sismique 2D. Ils ont également exécuté treize puits d’exploration dont neuf dans le bassin du Gharb. Sept de ces puits ont abouti à des découvertes de gaz. Côté potentiel, l'office et ses partenaires ont identifié et mis à jour de nombreux prospects prometteurs, indique Benkhadra.

    Parmi les grands partenaires, la firme britannique Sound Energy et Shlumberger à Tendrara (Oriental) pour le gaz. Une concession de production leur a d’ailleurs été attribuée suite à la découverte d’une accumulation commerciale de gaz et la commercialisation devrait démarrer en 2021.

    Dans le bassin du Gharb, SDX Energy a récemment mis en évidence plusieurs découvertes commerciales de gaz. A Essaouira, les derniers forages ont relevé des accumulations de gaz dans le Trias et le Jurassique et qui doivent être confirmés par des travaux supplémentaires... Néanmoins, il reste beaucoup à faire en onshore, les objectifs profonds n’ayant pas encore été testés, notamment dans le domaine rifain et autour de la ceinture atlasique. Tout comme pour le segment offshore.

    Pourtant, la présence de gisement d’hydrocarbures et des niveaux des roches mères ont été décelés tout le long de la marge atlantique marocaine. A aujourd'hui, sept puits ont été forés dans le segment offshore d'Agadir et deux autres puits pour la région méditerranéenne.

    «Le Maroc partage en outre de nombreuses similitudes géologiques avec les plus grands gisements producteurs du monde et tous ces éléments plaident en faveur d'un potentiel intact et inexploré», insiste Benkhadra. C'est pour cela que l’Onhym mène tout au long de l’année des campagnes de promotion à travers le monde.

    Coopération africaine

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    Le projet de pipeline Nigeria/Maroc est l’exemple type de partenariat et de coopération africaine que le Maroc souhaite promouvoir. Il porte sur un projet de gazoduc, d’une longueur de près de 4.000 km. Ce futur gazoduc pourra produire de l’énergie pour toute la région ouest-africaine où se trouve le 1/3 des réserves de gaz du continent et où la plupart des habitants sont privés d’électricité, créer un marché régional de l’électricité et contribuer au développement industriel et économique de tous les pays traversés (12). Du reste, le projet peut éventuellement se connecter à l’Europe via l’Espagne.

    B.B

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