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    Analyse

    «Le tram bien intégré par les Casablancais»

    Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5441 Le 29/01/2019 | Partager
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    «Le déficit d’exploitation des 2 lignes de tramway devrait se maintenir à 70 millions de DH», promet Nabil Belabed, qui a succédé à Youssef Draiss à la tête de la SDL Casa-Transports (Ph. F. Al Nasser)

    Nommé depuis 4 mois à la tête de Casa-Transports, Nabil Belabed a ramené dans ses bagages les dossiers de Casadev, qu’il a chapeautée durant quelques années. Le stationnement fera bientôt partie des prérogatives de Casa-Transports aux côtés d’autres projets liés à la mobilité  (infrastructures, ouvrages d’art, signalisation, gestion intelligente du trafic…). Pour l’heure, des thèmes comme la sécurité, la réduction du déficit d’exploitation, le lancement des travaux sur les  prochaines lignes tram/BHNS figurent au cœur de ses priorités.

    - L’Economiste: Avec l’entrée en service de la ligne T2, quelles sont les prévisions en termes de recettes?
    - Nabil Belabed:
    Je crois que nous aurions une croissance de l’ordre de 60% des recettes, notamment grâce aux abonnements. Nous sommes dans un réseau multimodal, où les mêmes usagers vont bénéficier de tout le réseau. Quant au déficit d’exploitation, il sera constant, sinon légèrement inférieur, car nous allons optimiser la gestion de notre réseau, grâce à l’effet d’échelle sur tout ce qui est maintenance. De même, les nouvelles rames, sous garantie, vont nécessiter moins de coût de maintenance que les rames de la 1re ligne.

    -  Il s’élève à combien ce déficit d’exploitation aujourd’hui?
    -  Le déficit, qui était de 80 millions de DH en 2016/2017, va s’établir à 70 millions de DH en 2018 et devrait se maintenir à ce niveau pour 2019. En fait, contrairement à ce qu’on peut penser, le déficit ne se creuse pas à chaque lancement de nouvelle ligne. Nous sommes sur une nouvelle génération de contrats qui permet une optimisation au vu de l’expérience de la 1re ligne et une meilleure connaissance du réseau casablancais. Le déficit l’exploitation intègre à la fois le prix du billet, mais aussi les frais de maintenance.

    -  Y a-t-il une évolution en termes de recettes publicitaires?
    -  Nous allons fructifier les revenus publicitaires. Nous en sommes à 10 millions de DH/ an, en vertu du contrat actuel (habillage des rames). C’est une recette fixe, puisque nous avions le même nombre de rames pour la 1re ligne (31 km). Avec le lancement de la nouvelle ligne, le contrat sera revu et actualisé. Celui-ci va expirer dans un an. Nous sommes aujourd’hui conscients de l’intérêt de l’augmentation des recettes publicitaires afin de résorber une partie du déficit d’exploitation supporté par la ville.

    - Justement, quelles sont les actions prises pour réduire le taux des accidents?
    - Nous travaillons en étroite collaboration avec la police. Evidemment pour assurer la sécurité, mais aussi pour réguler les croisements et gérer la circulation de manière optimale. A préciser aussi que le niveau d’accidentologie a baissé depuis 2013. Aujourd’hui, il va falloir redoubler de vigilance. Nous sommes sur un réseau de 47 km au lieu de 31 km. Le tram passe aussi dans des quartiers à forte densité démographique, générant beaucoup de trafic en raison des activités commerciales, comme El Fida, Sidi Bernoussi… Les Casablancais ont intégré le tram comme moyen de transport urbain. Ils respectent de manière générale la priorité du tram au niveau des carrefours et croisements. Mais il va falloir redoubler de vigilance pour prévenir les accidents.

    -  Où en sont aujourd’hui les lignes 3 et 4?
    -  Les travaux sont dans la phase de déviation de réseaux (30%). L’appel d’offres pour les travaux de plateformes, déjà lancé,  sera adjugé bientôt. Nous avons déjà lancé les appels d’offres pour le matériel roulant en décembre dernier. Ce marché sera adjugé vers le mois de juin prochain. S’ensuivra tout ce qui concerne l’énergie, les systèmes, la signalisation… Les tracés des lignes 3 et 4 sont aujourd’hui définitifs et on prévoit leur mise en service fin 2022. Elles traversent aussi des zones à forte densité démographique.

    -  Ce même tarif sera-t-il maintenu à l’entrée en service des prochaines lignes (tram/BHNS)?
    -  C’est aux élus de se prononcer sur  la politique tarifaire à adopter. J’appelle les Casablancais à être patients et à se familiariser avec les correspondances. En contrepartie, ils profitent de 2 lignes avec le même ticket et au même tarif à 6 DH.

    Propos recueillis par Aziza EL AFFAS

     

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