Competences & rh

Fusion d’universités: «Se débarrasser des doublons, notre prochain défi»

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5431 Le 15/01/2019 | Partager
Pas question de fusion de facultés ou d’écoles, mais des spécialisations
Des extensions pour faire face à la massification
driss_mansouri_031.jpg

Driss Mansouri, président de l’université Hassan II de Casablanca: «La diversification de la formations est également très importante. Nous préparons déjà des filières, surtout professionnalisantes, de concert avec le ministère, dans le cadre de la réforme de la licence» (Ph. L’Economiste)

- L’Economiste: Après avoir consolidé la fusion de l’université Hassan II, quelles sont aujourd’hui vos priorités?

- Driss Mansouri: Premièrement, les doublons. Nous n’allons pas procéder à des fusions d’écoles ou de facultés, mais la vocation des établissements sera revue afin de les spécialiser, notamment au niveau des cycles master et doctorat. Notre deuxième priorité est celle de l’extension de l’université. Ceci à travers la création de nouveaux campus, comme ceux de Benslimane et de Bouskoura, et via des extensions des établissements connaissant une grande massification, comme la FST, qui doit absolument construire un bâtiment dédié au cycle ingénieur. L’Ensam est aussi à l’étroit, de même que l’ENCG. Nous demanderons à ces écoles d’augmenter leurs effectifs, année après année, pour arriver à un minimum de 1.200 étudiants, contre 900 à 1.000 actuellement. L’EST, l’Ensem et la faculté de médecine sont également concernées.

- Vous souhaitez aussi récupérer des écoles de l’Education nationale laissées à l’abandon…
- En effet, c’est une situation particulière à Casablanca, où des écoles se vident et ferment. Nous avons présenté des demandes à l’Académie régionale de l’éducation et de la formation (Aref) pour qu’elles soient mises à notre disposition. De notre côté, nous consacrerons un budget pour les réhabiliter. Cela nous permettra de régler le problème des sureffectifs dans certains établissements…

- Jusqu’à présent, vous n’avez pas de comptabilité générale. L’expérience de l’Aref pourrait-elle vous être utile?
- Des échanges sont déjà en cours. Il y aura bientôt des réunions avec les services financiers. Nous avons, en parallèle, fait appel à un cabinet d’expertise comptable pour nous accompagner. Il s’agit d’un chantier absolument prioritaire, car les procédures financières, surtout le contrôle a priori des projets, nous bloquent. Nous avons déjà essayé il y a trois ou quatre ans d’intégrer la comptabilité générale, mais cela n’a pas fonctionné, car le ministère des Finances a imposé des conditions difficiles concernant l’apurement du foncier, les immobilisations, le personnel… L’Aref est dans la même situation que nous, et pourtant, elle a réussi. Il existe donc plus de souplesse aujourd’hui.  

- Est-ce à partir de cette année que l’université entamera sa phase «rayonnement»?
- Maintenant que la fusion est sur les rails, ses bienfaits commenceront à paraître à partir de cette année. Ce n’était pas possible avant, car nous avions trop de difficultés. C’est comme une machine qu’il fallait démonter pour ensuite la remonter sous une nouvelle forme. Néanmoins, nous ne sommes pas bons en matière de communication, pas suffisamment agressifs. Au niveau de la recherche, par exemple, nous n’avons pas mis en valeur les équipes de recherche thématiques inter-établissements, qui commencent à acheter du matériel et à produire des publications. Ni le Centre de recherche en sciences de l’ingénieur unique en son genre… Nous devrions mieux valoriser nos projets.

Propos recueillis par Ahlam NAZIH

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    courrier@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc