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    Economie

    Liquidité bancaire: Le déficit va s’aggraver

    Par Moulay Ahmed BELGHITI | Edition N°:5417 Le 21/12/2018 | Partager
    En 2020, il atteindrait les 86 milliards de DH dépassant ses niveaux de 2012
    Les conditions monétaires vont rester «favorables»
    BAM va maintenir son soutien via ses interventions
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    En 2017 déjà, le déficit de liquidité avait retrouvé ses niveaux de 2014. A fin décembre, il est prévu qu’il s’approche de 70 milliards de DH avant de se détériorer davantage les deux années suivantes

    Les trésoreries bancaires vont être sous pression pour les 3 prochaines années. Selon les prévisions de Bank Al-Maghrib le déficit de liquidité va s’accentuer d’ici 2020. Dès fin 2018, le besoin des banques en cash va atteindre 69,7 milliards de DH contre «à peine» 40,9 milliards enregistré en 2017. «Il se creuserait à 72,1 milliards au terme de 2019 et à 86,2 milliards à fin 2020», projette BAM, dans son rapport de la politique monétaire du 4e trimestre.

    Au terme de la prévision centrale, le déficit dépasserait même les niveaux abyssaux de 2012 (cf. L’Economiste du 27 août 2012). Cela serait engendré par la tendance à la stabilisation des réserves de change. Celles-ci devraient se situer à 230,4 milliards de DH à fin décembre avant d’atteindre 239 milliards en 2019 et revenir à 235,7 en 2020. Cela en tenant compte des entrées de dons en provenance des partenaires du Golfe de 4,8 milliards de DH en 2018 et de 2 milliards en 2019.

    L’augmentation de la circulation fiduciaire impacterait également, à moindre mesure, le déficit de liquidité. Les conditions monétaires vont se resserrer mais «elles resteraient globalement appropriées», estime BAM. Particulièrement, le taux de change effectif réel (TCER) qui s’apprécierait en 2019 avant de se déprécier légèrement en 2020. Même constat pour la progression du crédit au secteur non financier qui resterait modérée. Il est prévu une croissance de 3,5% en 2018, 3,3% en 2019 et de 4,3% en 2020.

    Face à cette situation, la Banque centrale va poursuivre ses interventions sur le marché interbancaire pour atténuer les tensions. A ce titre, elle a augmenté son niveau d’injections global à 72,7 milliards en moyenne entre octobre et novembre, dont 69,5 milliards sous forme d’avances à 7 jours et 2,8 milliards via des opérations de prêts garantis accordés dans le cadre du programme de soutien au financement de la TPME. Ce qui couvre largement le déficit.

    Ce qui n’empêche certains professionnels des marchés à demander une nouvelle réduction du taux de réserve obligatoire, comme l’avait déjà fait BAM il y a quelques années, pour atténuer les tensions sur les trésoreries bancaires. Même si elle constitue un matelas de sécurité en cas de crise systémique, certains continuent à plaider pour sa suppression.

    En parallèle, l’effort sur l’amélioration de l’épargne publique doit se poursuivre en créant de nouveaux canaux de collecte, force est de constater que les plans épargne action, logement et éducation, n’ont pas donné leurs fruits.

    Moulay Ahmed BELGHITI 

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