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    Economie

    Conseil de la concurrence: Guerraoui attendu au tournant

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5417 Le 21/12/2018 | Partager
    Le nouveau président devra fixer les objectifs stratégiques de l’instance
    Du régulateur universel, l’on entend qu’il exerce son pouvoir décisionnel
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    Les nouveaux membres du Conseil de la concurrence, qui devaient prêter serment devant la Cour d’appel de Rabat, jeudi 20 décembre, sont attendus sur une série de chantiers (Ph Bziouat)

    Driss Guerraoui ne veut pas perdre de temps. La remise en marche du Conseil de la concurrence est très attendue. Lors de la cérémonie d’installation des nouveaux membres du Conseil, le nouveau président a tracé la feuille de route pour les prochains mois.

    Il a insisté sur le fait que «cette rencontre ne doit pas avoir un aspect purement protocolaire, vu les grandes attentes exprimées vis-à-vis du Conseil». Indépendance et neutralité revenaient de manière récurrente dans le discours du président. Driss Guerraoui insiste sur «la particularité du contexte marquant le démarrage des travaux du Conseil».

    Il s’agit essentiellement des revendications exprimées par les entreprises, mais également des citoyens, des partis politiques et des syndicats, concernant la garantie du respect de la réglementation et l’application rigoureuse de la loi en matière des prix et de la concurrence. Cela devra se faire dans «le respect de l’indépendance dans la prise des décisions», a-t-il dit.

    Face aux nouveaux membres de cette instance, Guerraoui a mis l’accent sur l’urgence de définir les objectifs stratégiques qui vont orienter l’action du Conseil. Surtout que le respect des principes de la concurrence loyale est décisif pour l’amélioration du climat des affaires et pour le renforcement de la compétitivité de l’économie, en plus du développement de l’attractivité du pays.

    Le Conseil de la concurrence, en tant qu’institution constitutionnelle indépendante, est appelé à participer à la mise en place de la politique de concurrence, en plus de la lutte contre les pratiques anticoncurrentielles, comme les ententes et les monopoles.

    La nouvelle équipe a été dotée d’un nouveau cadre juridique, à travers la loi relative à cette instance, lui offrant des attributions décisionnelles, en plus du statut consultatif dont elle jouissait auparavant. D’où l’importance de «la première décision qui devra être prise lors de la 1re assemblée générale du Conseil, qui devra donner une image du nouveau mode de fonctionnement, en conformité avec les orientations royales», a souligné Guerraoui.

    Les objectifs qu’il a tracés sont multiples, dont «la protection du consommateur et la préservation du pouvoir d’achat, la garantie de l’approvisionnement du marché intérieur, le renforcement de l’attractivité du pays, en plus du développement de la culture de la concurrence». L’atteinte de ces objectifs passe, selon le nouveau président, par l’adoption d’une approche qui préserve «la crédibilité de l’instance et qui la renforce».

    Il a insisté sur l’importance d’aboutir à des décisions qui soient «acceptées par les différentes parties prenantes». Dans cette nouvelle approche, Guerraoui a appelé à privilégier la logique de la médiation et du rapprochement des points de vue des parties prenantes du différend. A cela s’ajoute l’écoute, l’investigation et l’enquête, en plus de la réalisation d’études sectorielles dans les domaines relevant du champ de compétence du Conseil.

    Plusieurs chantiers internes

    La remise en marche du Conseil passe également par la mise à niveau de ses structures. Driss Guerraoui est conscient de l’ampleur des chantiers internes, pour favoriser la redynamisation de l’action de cette instance. Cela concerne notamment la volonté de disposer d’un nouveau siège. S’y ajoute l’élaboration du règlement intérieur du Conseil et d’un statut de base relatif à ses fonctionnaires. Le président a appelé également à la mise en place d’un référentiel des procédures, qui «devra régir notre action», comme il l’a expliqué. Cela devra porter sur les aspects relatifs à la gestion administrative et financière, en plus de la digitalisation de la gouvernance du Conseil et du renforcement de ses capacités. L’un des chantiers prioritaires: la mise en place d’un nouveau système d’information.

    M.A.M.

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