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    Economie

    Intelligence artificielle L’Afrique ne doit pas rater le coche

    Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:5412 Le 14/12/2018 | Partager
    L’Unesco encourage un plan de développement continental
    Qui sera placé au cœur de la réflexion mondiale
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    Pour Audrey Azoulay, directrice générale de l’Unesco, l’intelligence artificielle dans le continent est très peu traitée quand elle n’est pas bridée dans un rapport nord-sud (Ph. Mokhtari)

    Faut-il avoir peur de la course vers l’intelligence artificielle?  L’IA suscite beaucoup de fascination et de craintes. Mais c’est aussi une opportunité pour l’Afrique qui a raté le coche de la 3e révolution industrielle et qui aujourd’hui a toutes les compétences pour rattraper son retard à travers l’intelligence artificielle. C’est le leitmotiv du forum de deux jours de l’Unesco sur l’IA en Afrique co-organisé à Benguerir avec l’Université Mohammed VI Polytechnique avec des partenaires comme Microsoft.

    L’idée est d’enrichir la réflexion globale en la déclinant à l’échelle africaine. «L’ambition du forum est d’établir un état des lieux de l’intelligence artificielle en Afrique, dessiner les perspectives, placer le continent au cœur de la réflexion mondiale sur les enjeux et les opportunités de cette révolution technologique», indique d’emblée Audrey Azoulay, DG de l’Unesco. C’est que l’intelligence artificielle dans le continent est très peu traitée quand elle n’est pas bridée dans un rapport nord-sud.

    Pourtant, le capital humain de notre continent, avec son âge moyen de 20 ans, constitue une extraordinaire opportunité de croissance si on parvient toutefois à relever le défi de tirer profit de ce dividende démographique en comblant le besoin en emplois rémunérés des générations futures. Et l’IA est une véritable manne qui incarne sans aucun doute l’un des leviers majeurs qui pourraient concrétiser cet objectif ambitieux en permettant aux jeunes africains de s’ouvrir sur le monde à distance plutôt que de fuir leurs pays, estime Said Amzazi, ministre de l’éducation et de l’enseignement supérieur. 

    De son côté, la directrice de l’Unesco a mis l’IA au cœur de ses objectifs et vient d’établir la première Chaire Unesco sur l’intelligence artificielle au University College de Londres, qui portera sur l’intelligence artificielle pour le développement durable.

    «Nous travaillons à mettre l’intelligence artificielle au service du développement durable dans l’ensemble des domaines de notre mandat».  En Afrique, on travaille déjà avec des centres d’excellence comme l’Institut de recherche fondamentale en Afrique de l’Est, basé à Kigali, au Rwanda, pour l’intégration de l’IA dans les programmes universitaires. Car c’est de là qu’il faut partir pour ne pas rater la prochaine révolution, insiste Azoulay. Pour surmonter les disparités géographiques et résorber les inégalités d’accès et de compétence dans l’univers digital, il faut inclure l’IA dans les formations et les recherches. 

    Au Maroc, et pour permettre le développement de l’IA, le CNRST s’est récemment doté d’un HPC High Performance Computing de 700 cœurs, premier Datacenter universitaire au niveau national, destiné à offrir aux différents établissements d’enseignement supérieur et de recherche marocains des capacités de calcul de très haute performance.

    Ce data center  pourra de ce fait être utilisé d’une façon mutualisée et à distance par l’ensemble des chercheurs marocains. «Nous ambitionnons dans un futur proche d’en augmenter la puissance afin d’en faire un datacenter également accessible à nos partenaires, chercheurs africains», espère  Said Amzazi.

    Par ailleurs, les ministères de l’éducation et celui de l’Industrie, vont lancer très prochainement un appel à projet à hauteur de 50 millions de DH afin d’impulser une dynamique de recherche en IA dans différents domaines en conditionnant la soumission des différents projets des équipes de recherche à l’établissement d’un partenariat avec l’industrie.

    Les projets IA dédiés à l’Afrique

    La Namibie utilise une application conçue par le Programme hydrologique international de l’Unesco et l’Université de Californie (Irvine) pour établir un bulletin quotidien sur les risques de sècheresse ou d’inondation pour les communautés locales.
    Dans la culture, l’intelligence artificielle peut aussi contribuer à la sauvegarde du patrimoine culturel et naturel. L’Unesco qui travaille justement sur le terrain miné de la vieille ville de Mossoul en Irak pense à des technologies de contrôle du trafic illicite ou de la surveillance, des sites classés au patrimoine naturel ou labélisés réserves de biosphère de l’Unesco.
    Au Maroc,  il existe des réserves de  l’arganeraie dans la région de Souss-Massa-Draa, ou la cédraie de l’Atlas, qui concentre près de 75% des cèdres du monde, et où des applications d’intelligence artificielle pourraient permettre de meilleurs traitements pour la régénération des forêts.

    Badra BERRISSOULE

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