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    Analyse

    Positionnement international: Le défi d'intégrer le club des pays émergents

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5402 Le 30/11/2018 | Partager
    Des avancées dans la plupart des indices d’attractivité économique
    Absence d’une stratégie intégrée de la marque Maroc
    La faiblesse de la régulation de la concurrence plombe les efforts de promotion
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    Certes, le Maroc a amélioré son positionnement en matière d’environnement des affaires, mais l’absence d’une communication active sur l’image du Maroc plombe les efforts déployés. L’Ires considère que cette situation «ne prend pas en compte les atouts dont dispose le pays»

    Depuis quelques années, le Maroc a clairement affiché son ambition d’intégrer le club des pays émergents. Mais est-ce que Rabat dispose des moyens de ses ambitions? La situation reste mitigée, selon les données de l’Ires concernant «l’insertion dans le nouvel ordre géoéconomique et géopolitique mondial». En matière d’attractivité, le pays a réussi une légère amélioration dans l’indice global de compétitivité du World Economic Forum.

    Pareil pour Doing Business. Rabat a réussi à progresser de 4 places durant les 4 dernières années, soit la 69e position en 2018. Le chef du gouvernement avait annoncé que l’objectif est d’atteindre la 50e place à l’horizon 2021. Les «avancées» du Maroc dans ce domaine se confirment avec la progression dans le classement de l’indice «Best Countries for Business».

    «Le Maroc a gagné plus de 29 places entre 2007 et 2017, grâce notamment à l’amélioration du climat général des affaires», selon le dernier tableau de bord stratégique de l’Ires. Par contre, Rabat a reculé en matière de «Nation brands». Cela est lié à «l’absence à la fois d’une stratégie intégrée de la marque-Maroc et d’une communication active sur l’image du Royaume à l’international».

    La réputation extérieure du Maroc a stagné entre 2015 et 2018. Pour l’Ires, il s’agit d’un «positionnement moyen, dans la mesure où cette réputation est équivalente à celle de la Corée du Sud et de l’Indonésie, et dépasse celle de l’ensemble des pays africains et arabes. Cependant, la corruption continue de plomber les efforts en matière d’attractivité. C’est l’une des principales raisons de la régression du positionnement en matière d’indice global de libertés économiques. Le Maroc est passé de la 34 à la 86e position entre 1995 et 2018.

    Globalement, la part du Royaume sur le marché mondial reste faible, avec à peine 0,1%. Une situation «sans commune mesure avec les potentialités du pays», selon l’Ires. Cela, en dépit de l’amélioration du score dans certains indices comme celui lié à la performance logistique. Dans ce domaine, Rabat a gagné 44 places entre 2007 et 2012. Une contre-performance a été enregistrée en 2018, notamment à cause du «manque d’efficacité de la chaîne d’approvisionnement».

    Les efforts menés en matière de qualité et de disponibilité de transport et de communication ont permis au Maroc d’améliorer son positionnement dans le domaine de facilité du commerce international, en avançant de 31 places. Cette situation est couplée à un «saut important en termes d’attraction des IDE». Ils sont passés de 0,3 à 2,4% du PIB entre 1995 et 2017.

    Parmi les atouts relevés par ce rapport: l’attractivité pour les investissements eu égard à la stabilité financière. Dans ce domaine, Rabat est passée de la 35e à la 27e position, entre 2012 et 2015, dans l’indice Baseline Profitability. Néanmoins, la faiblesse de la régulation de la concurrence reste l’un des principaux obstacles identifiés.

    En matière de croissance économique, le tableau de bord de l’Ires a insisté sur la résilience de l’économie marocaine face aux effets de la crise mondiale. Toutefois, cette croissance reste «caractérisée par de faibles créations d’emplois et génère encore des inégalités sociales».

    Parallèlement, le solde budgétaire s’est dégradé entre les périodes 1998-2007 et 2008-2017. Le gouvernement poura inverser cette tendance s’il parvient à «diminuer la masse salariale et les charges de la Caisse de compensation».

                                                                                

     Insuffisances

    Certes, le PIB par habitant, en termes réels, a presque doublé depuis le début des années 90. Mais la moyenne de 2,4% sur la période 1990-2017 reste insuffisante par rapport aux taux réalisés par les pays émergents ou par ceux à niveau de développement comparable. Les faiblesses identifiées concernent également le niveau d’ouverture de l’économie marocaine. La multiplication des accords de libre-échange s’est traduite par une détérioration du solde commercial, en raison notamment de problèmes de compétitivité. Cette situation est également liée au fait que «les entreprises marocaines ne tirent pas suffisamment profit des clauses préférentielles contenues dans ces accords de libre-échange».

     

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