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    Economie

    Sommet Africités: Les «plus vulnérables» avaient aussi droit au chapitre

    Par Joséphine ADAM | Edition N°:5398 Le 26/11/2018 | Partager
    Les femmes, les jeunes, les enfants et les migrants
    Des thèmes incontournables s’agissant d’un développement local durable
    Clap de fin ce week-end de la 8e édition

    Elles sont issues d’organisations de la société civile locales ou internationales, élues municipales, maires de petits villages, de villes moyennes ou grandes. Toutes sont venues au Sommet Africités, qui s’est clôturé ce week-end à Marrakech, pour appuyer la question de l’égalité de genre. Un thème incontournable dans ces débats sur la construction de villes africaines plus justes et plus sûres.

    A l’invitation du Réseau des femmes élues locales d’Afrique, il s’agissait avant tout de rencontres avec notamment l’ancienne présidente de la Centrafrique, Catherine Samba-Panza, pour qui la carrière repose surtout sur le «soutien des femmes centrafricaines». L’occasion aussi de croiser Mariam Iddrisu, maire de Sagnarigu au Ghana, qui a dû faire ses preuves et jouer des coudes avant d’être reconnue pour ses compétences et la qualité des projets qu’elle a réalisés dans sa ville.

    Le sommet a été principalement dédié à la mise en réseau, avec une affluence record de 8.100 participants pour cette 8e édition à Marrakech, sachant qu’en 1998, au tout début, ils n’étaient que 600 à Abidjan. Parler de la cité, c’est aussi aborder la question des enfants.

    La princesse Lalla Meryem, présidente de l'Observatoire national des droits de l'enfant, a donné lecture du message royal pour le lancement de la «Campagne des villes africaines sans enfants en situation de rue», dont la déclinaison pilote au Maroc est «Rabat-ville sans enfants dans les rues». Un discours qui a permis de revenir sur un premier constat: 1 enfant des rues sur 4 est africain.

    Puisqu’«il s’agit de concrétiser l’engagement effectif, structuré et durable des villes appelées à atténuer la vulnérabilité infantile, dans un délai de moins de trois années», comme le précise le message du Roi, l’Observatoire national des droits de l’enfant, l’Unicef et les Cités et gouvernements locaux unis d’Afrique (CGLU), à l’origine de ce sommet, vont travailler de concert.

    Un comité d’expertise et de suivi sera en charge de la bonne tenue des actions entreprises dans les villes africaines et permettra d’améliorer les outils d’intervention en faveur de l’enfance. Avec cette campagne, deux autres ont été également lancées, celle des villes africaines zéro tolérantes à la violence faite aux femmes, et la campagne des villes africaines favorables à l’émancipation économique des femmes. De quoi faire émerger les bonnes volontés.

    Avec les femmes et les enfants, ce sont les jeunes qui ont marqué l’événement. Une rencontre, organisée sous le thème «Forum des jeunes: bâtir une communauté idéale», a appelé les politiques nationales et locales à prendre en compte leurs attentes et leurs ambitions.

    Le coordinateur du Programme des Nations unies pour des villes plus sûres d'habitat, Juma Assiago, ayant souligné «la nécessité de donner plus de prérogatives et de renforcer la décentralisation au niveau des gouvernements locaux en faveur davantage d'opportunité et d'épanouissement de la jeunesse».

    Rappelons que les Sommets Africités traitent les questions fondamentales posées par la Vision 2063 de l’Afrique et participent ainsi au débat ouvert par la Commission de l’Union africaine pour sa mise en œuvre.

    Un Pacte mondial pour la migration

    Parce que l’Afrique est le principal réceptacle de la majorité des migrations et des grands mouvements de populations, Africités a permis de tisser un «Pacte mondial» pour la migration entre les Etats, les gouvernements locaux et régionaux, la communauté internationale, le secteur privé et la société civile. Les collectivités locales et territoriales étant en première ligne dans la gestion et l’accueil des migrants. Conflits armés, catastrophes naturelles, troubles sociaux, crises économiques et politiques, les causes sont nombreuses. En 2015, 52% des migrants africains étaient intracontinental, 27% vers l’Europe, 12% vers l’Asie, 7% vers l’Amérique du Nord et 2% vers l’Océanie. Les villes et territoires africains étant des points de départ et d’arrivée des migrants. Les migrations vers les villes, au départ des zones rurales, constituent une écrasante majorité des flux migratoires. Sur les 32% de migrants africains recensés à travers le monde, plus de 50% sont établis en Afrique. Les pays qui accueillent le plus de migrants étant le Nigeria, la Côte d’Ivoire et l’Afrique du Sud. L’Afrique est elle aussi victime des migrations vers l’Europe et l’Amérique du Nord qui bénéficient d’une massive fuite des cerveaux dans des opérations comme l’émigration choisie.

    J.A.

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