International

Hyperloop : Le train du futur s’implante à Limoges

Par L'Economiste | Edition N°:5332 Le 09/08/2018 | Partager
Transpod installe la piste d’essai du train subsonique
Les passagers survoleront le sol à 1.200 km/h
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Une première! L’entreprise Transpod instaure le premier train subsonique Hyperloop en France, à Limoges. Il reliera Marseille à Paris à l’horizon 2030 (Ph. Transpod)

Se déplacer dans un tube sera bientôt possible. La start-up canadienne Transpod projette d’installer une piste d’essai du premier train subsonique ou Hyperloop dans une petite commune du Limousin. Ce projet de 21 millions d’euros offrira les premières lignes commerciales d’ici 2030. L’engin, capable de relier des destinations comme Marseille à Paris en moins de 40 minutes, transportera ses passagers dans des tubes en acier sous vide d’air.

En effet, ce train ultra-rapide s’affiche comme un projet de taille qui ambitionne de catapulter dans les capsules pressurisées les passagers à plus de 1.200 km/h et ce, dans des tubes à basse pression pour s’affranchir des frottements aérodynamiques. Frôlant le mur du son, ce projet lancé par Elon Musk en  2013 consiste en un double tube surélevé par portance aérostatique.

C’est une couche de coussin d’air confinée en périphérie qui permet  de propulser par portance aérostatique l’engin sans contact au sol. La portance et la traînée d’une surface en mouvement à proximité du sol produisent une surpression entre l’air et le sol, le phénomène aérodynamique augmente l’autonomie et réduit la masse d’un corps. L

e train subsonique s’installe donc dans un village de Droux dans le Limousin (centre-ouest de la France) au bonheur des fervents des technologies comme l’adjoint du maire de Limoges, Vincent Léonie, qui affirme être ravi de voir que, dans une décennie, la technologie pourra faire voyager sur terre des humains et des marchandises à la vitesse de l’avion, avec la cadence du métro.

Par ailleurs, Sébastien Gendron, le fondateur de l’entreprise Transpod, prévoit de déployer des chercheurs sur place dont la tâche principale sera d’analyser les résultats suite aux testes qui seront menés en conditions réelles. La firme canadienne vise à solliciter les grands acteurs de transport et des partenaires français et internationaux de l’industrie pour favoriser l’essor du secteur, notamment la Société nationale des chemins de fer (SNCF) ou General Electric (GE Ventures).

Plusieurs sites ont été ciblés en tant que pistes d’essai comme en Italie, ou au Canada, le corridor Paris-Toulouse étant toujours en attente d’une ligne à grande vitesse. Le projet s’impose comme une réelle aubaine en termes d’innovation technologique. Au Maroc, le projet ferroviaire à grande vitesse en cours d’essai verra bientôt le jour.

L’ouverture de la ligne à grande vitesse (LGV), qui reliera Tanger à Casablanca en 2 heures est prévue pour le 4e trimestre 2018. Le coût global de l’investissement, estimé à 22,9 milliards de DH (environ 2 milliards d’euros), a été financé à 50% par des prêts français.

Ce train baptisé «Al Boraq», d’une vitesse de transport de 357 km/h, battra les records des lignes ferroviaires d’Afrique du Nord. Dans le continent, une ligne de train à grande vitesse (TGV) est déjà présente au Nigeria reliant la capitale Abuja à Kaduna depuis 2016. En Afrique du Sud, un «train rapide» relie Johannesbourg aux capitales de la province du Gauteng et Prétoria. Ce sera donc le premier TGV du monde arabe.

Majda KENFAOUI

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