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Environnement: L’ambassade de France «passe au vert»

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5289 Le 07/06/2018 | Partager
Un projet lancé par la diplomatie française pour atténuer l’impact de ses représentations sur le climat
Les actions menées ont permis de réduire les émissions de CO2 de 26%
Modes écolos pour la climatisation, l’isolation thermique et l’aménagement des espaces verts

L’ambassade de France au Maroc poursuit son engagement écologique. Un nouveau projet a été lancé récemment dans le cadre de la démarche «ambassade verte», instaurée par la diplomatie française depuis 2015.

Le nouveau projet, exposé en présence de l’ambassadeur Jean-François Girault et du ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Habitat, Abdelahad El Fassi, porte sur l’aménagement des jardins du réseau diplomatique et consulaire de la France au Maroc.

Une première expérience a été déjà menée au niveau du jardin du campus diplomatique, qui a été entièrement réaménagé en 2017. Ce projet a été construit autour de principes qui vont guider la réalisation des travaux au niveau des autres espaces verts du réseau consulaire français au Maroc.

Il s’agit notamment de plantation d’espèces locales peu consommatrices d’eau, de la mise en place d’un arrosage goutte-à-goutte, installation des bacs à compost pour valoriser les déchets verts… Ce qui permet «une économie de 30% par rapport à l’utilisation d’un système d’arrosage par aspersion», selon les équipes de l’ambassade. Par exemple, l’application de ces principes a permis une économie annuelle de 600 m³ pour les jardins du consulat de Casablanca.

Globalement, l’engagement écologique de la diplomatie française, via la démarche «ambassade verte», s’inscrit dans la logique de «notre responsabilité collective vis-à-vis de l’environnement», selon Jean-François Girault.

L’ambassadeur a mis l’accent sur la concordance des engagements de la France et du Maroc dans ce domaine. Il a donné l’exemple du secteur du bâtiment, «actuellement au centre des préoccupations environnementales», a-t-il dit. Il est responsable de près de 30% des émissions de gaz à effet de serre au niveau de la planète.

C’est dans cette logique que s’inscrivent les travaux de rénovation du campus diplomatique, réalisés entre 2014 et 2016, lancés sur la base d’un audit énergétique, effectué en 2010. Parmi les actions réalisées, on note le remplacement de la chaudière de fuel et de la centrale de climatisation par deux pompes à chaleur. Idem pour l’intégration d’une isolation thermique plus performante en toiture et l’installation de brise-soleil extérieurs pour limiter l’utilisation de la climatisation…

L’ensemble des mesures prises s’est soldé par une baisse de la consommation d’électricité de 17% en 2017 par rapport à 2013. S’y ajoute la suppression de la consommation du fuel, se traduisant par une réduction des émissions de CO2 de 26%.

En termes financiers, les actions menées par l’ambassade de France dans le cadre de cette démarche écologique ont permis de réaliser une économie budgétaire s’élevant à 10.500 euros par an.

Engagement

L’Introduction de la démarche «ambassade verte» s’est traduite par un engagement de l’ensemble des composantes du réseau consulaire, culturel et scolaire français au Maroc. Avec 6 consulats, 12 Instituts culturels et 38 écoles, «cet engagement se traduit par la mise en place, par chacun de ces postes, d’un plan d’action régulièrement actualisé», fait-on savoir. L’idée est «d’assurer la cohérence de la démarche mise en place, en permettant d’assurer le suivi et l’évaluation des actions réalisées».
Au niveau international, le projet «ambassade verte», lancé en 2015 par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, vise à «évaluer et réduire l’impact environnemental du réseau diplomatique français, représentant plus de 1,4 million de m², et responsable de l’émission de 130.000 tonnes équivalent CO2 par an».

 

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