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Palmeraie Développement: «Notre force est dans notre modèle économique»

Par Nadia DREF | Edition N°:5288 Le 06/06/2018 | Partager
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Sur le process de production, le groupe Palmeraie Développement a construit tout un écosystème autour de l’entreprise. Il est composé d’une centaine d’entreprises spécialisées qui emploient entre 10.000 et 15.000 salariés. «Nous comptons labelliser davantage cet écosystème, l’accompagner pour le mettre à niveau et lui permettre de monter en puissance pour mieux répondre aux besoins d’Espaces Saada et des autres filiales», précise Ben Ouda.

Dans un marché en berne, le groupe Palmeraie Développement innove pour gagner plus de part de marché. Déploiement de la Vision Cap 2020, lancement de nouveaux produits, industrialisation de la production, accélération des ventes et des mises en chantier au Maroc et en Afrique… Mohamed Ben Ouda, DG depuis un an, dévoile les nouveaux contours de la Vision Cap 2020.

- L’Economiste: Vous avez intégré le groupe il y a un an. Comment se déroule le déploiement de la Vision Cap 2020?
- Mohamed Ben Ouda:
Il se déroule dans les meilleures conditions, avec l’engagement et la collaboration de tous nos collaborateurs. Ce plan stratégique 2018-2020 vise à passer du statut de promoteur immobilier et opérateur touristique à celui de promoteur développeur en vue d'accompagner les villes et leur transformation urbanistique avec des composants résidentiels, touristiques, industriels et de services. En résumé: de vraies villes intégrées dans la ville. Cette ambition, nous la concrétisons aujourd'hui en nous appuyant sur l’expertise de plus de 45 ans du groupe et en saisissant les opportunités offertes par notre environnement, dans une démarche assurant la création de valeur avec la notion de rentabilité pour toutes nos parties prenantes et dans tous les métiers du groupe.
Par exemple, au niveau du logement social, le duplex que nous venons de lancer est un produit très innovant qui permet de rehausser les standards. Quant à l’immobilier de luxe, notre vision est de le démocratiser afin qu’il soit plus accessible et abordable.

  - Comment se porte l’immobilier et quels sont vos leviers pour relancer les ventes?
- Le secteur de l’immobilier est fortement concurrentiel. Sur le terrain, nous observons une panoplie d’offres toutes catégories confondues. Il y a également une forte concurrence et de nouveaux entrants. D’autant plus que le client devient de plus en plus exigeant. Le secteur nécessite une innovation de rupture pour enclencher la relance. Il faut agir sur l’innovation pour se démarquer davantage avec une meilleure qualité. Aussi, les promoteurs doivent-ils travailler sur les structures de prix pour offrir un produit abordable et de standing supérieur. Aujourd’hui, tout le défi est de produire moins cher et plus vite en passant de la construction à la production de maisons. Il faut industrialiser davantage la partie construction et passer à une vraie culture de production: ordonnancement de la planification, optimisation du temps d’exécution, utilisation de nouvelles technologies de construction...

- Où se situe Palmeraie Développement dans ce nouveau paysage?
- Nous notons une amélioration des ventes, des encaissements et de cash, toutes filiales confondues. Nous avons enregistré, à fin mai dernier, entre 20 et 25% de progression sur une année. Par ailleurs, nous n’avons pas de stocks d’invendus. Nous venons de lancer le nouveau concept du duplex social pour relancer les ventes. Nous comptons en construire 10.000 unités, partout où nous avons du foncier. Le groupe dispose actuellement entre 2.500 et 3.000 ha dont 1.000 ha dédiés à Espaces Saada. Cette filiale, spécialisée dans l’habitat économique et moyen, produit annuellement 10.000 unités dont des lotissements.

- En dehors des duplex, quelles solutions pour contrer la crise?
- Nous travaillons sur toute la chaîne de valeur immobilière de façon à créer une longueur d’avance grâce à des offres de qualité et à la maîtrise du modèle économique. Dans chaque maillon de la chaîne, il y a un amorçage de cette politique conformément à la vision stratégique 2018-2020 du groupe visant à renforcer le leadership dans l’habitat social, le moyen standing et le luxe au Maroc et en Afrique. La première phase concerne la partie développement à travers la mise en place de produits innovants. Le duplex social n’en est qu’un premier. D’autres concepts suivront. Nous allons également revoir notre réseau de commercialisation pour être à l’écoute des clients afin de satisfaire leur demande et pour être plus agressif sur le marché. Actuellement, nous disposons d’une trentaine d’agences et nous comptons en ouvrir d’autres, selon la demande. La troisième étape consiste à passer de la construction vers la production de maisons.

- En l’absence du dispositif promis par la tutelle, quelles sont les caractéristiques de votre offre moyen standing?
- Espaces Saada propose des offres intéressantes. A titre d’exemple, le projet «Plam Océan» avec des villas pavillonnaires à des prix abordables et compétitifs. Nous commercialisons également des lotissements. La demande varie en fonction des villes et des emplacements. Les lots sont un bon générateur de cash. Ils sont également plus intéressants en matière de rotation de capital.

- Comment se décline votre politique de prix dans un marché morose?
- La fourchette des prix dépend de chaque ville et chaque projet. Pour le logement social, nous sommes autour de 235.000 DH à Casablanca. Dans les autres villes, nos prix varient entre 140.000 et 180.000 DH. Les avances varient également selon chaque projet. Notre mission est d’offrir des logements abordables et de qualité supérieure.

Ecosystème

Sur le process de production, le groupe Palmeraie Développement a construit tout un écosystème autour de l’entreprise. Il est composé d’une centaine d’entreprises spécialisées qui emploient entre 10.000 et 15.000 salariés. «Nous comptons labelliser davantage cet écosystème, l’accompagner pour le mettre à niveau et lui permettre de monter en puissance pour mieux répondre aux besoins d’Espaces Saada et des autres filiales», précise Ben Ouda.

Propos recueillis par Nadia DREF

 

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