Economie

L’IS s’essouffle, la TVA se maintient

Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:5278 Le 23/05/2018 | Partager
Les recettes de l’impôt sur les sociétés ont baissé de 14,6% à fin avril
L’investissement toujours en retrait
2,2 milliards de DH de remboursements TVA
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Les dépenses ont reculé de 5,8% sous l’effet de la baisse de l’investissement et des charges de la dette budgétisée. En revanche, le fonctionnement a pris 1,4%. Les charges du personnel en particulier ont augmenté de 2,2%

La consommation (dynamisée par les importations) se porte bien, mais l’investissement a du mal à décoller. Les recettes de la TVA à l’intérieur ont pris 4,9% à fin avril, s’établissant à 9,2 milliards de DH.

En parallèle, les dépenses d’investissement, un des moteurs de la croissance tout comme la consommation, reculent de 4,7%. Elles se sont élevées à 22,5 milliards de DH sur une enveloppe globale budgétisée de 68,2 milliards de DH.

Les recettes de la TVA à l’intérieur tiennent aussi compte de l’impact du remboursement de 2,2 milliards de DH contre 2 milliards à fin avril 2017.  Des fonds venus renflouer la trésorerie des entreprises qui continuent néanmoins de souffrir des délais de paiement. 

Le financement par voie d’affacturage des crédits TVA constituera aussi une bouffée d’oxygène. A fin avril, le fisc a traité 338 lettres d’intérêt pour une valeur globale de 4,8 milliards de DH.  La Direction générale des impôts a été destinataire de 548 lettres d’intérêt, pour un montant de créances TVA de 7,6 milliards de DH.

Cette hausse de la TVA à l’intérieur s’est accompagnée par une appréciation des recettes de la TVA à l’importation. Elles ont progressé de 9,6% à 1,1 milliard de DH suivant ainsi l’évolution des importations qui ont augmenté de 9,2%, en particulier sous l’effet de l’accroissement des achats de biens d’équipement.

Globalement, les recettes de la TVA ont atteint 21,8 milliards de DH et restent la première source de recettes du budget de l’Etat. Vient ensuite l’impôt sur les sociétés dont les recettes ont néanmoins chuté de 14,6%, signe peut-être d’une activité économique en berne.

L’IS a rapporté 16,1 milliards au Trésor, soit un peu plus que l’impôt sur le revenu. C’est pour l’instant l’unique impôt qui a accusé du recul impactant ainsi les recettes de la fiscalité domestique qui marquent une baisse de 3,3%.
L’IR dont les recettes reposent essentiellement sur les salaires a réalisé 14,7 milliards de DH de recettes (+2,4%).  Les rentrées de l’IR sur profits immobiliers ont baissé de 0,5%, s’établissant ainsi à 1,3 milliard de DH.

Les droits de douane et la taxe intérieure de consommation se sont également bien tenus. Les premiers ont augmenté de 17,3% et la deuxième a pris 4,9%, rapportant des recettes de 3,5 milliards de DH pour les droits de douane et de 5 milliards de DH pour la TIC sur les produits énergétiques.

Les recettes du Trésor ont connu une légère hausse, 0,5%, atteignant ainsi 72,9 milliards de DH. Elles sont impactées par la baisse des impôts directs de 6,8% et des recettes non fiscales de 2,6%.

Durant les quatre premiers mois de l’année, les dépenses ont diminué de 5,8%, passant à 108,1 milliards de DH. Elles sont marquées par le recul de 21,9% des charges de la dette budgétisée et de 4,7% des dépenses d’investissement. En revanche, le fonctionnement s’est accru de 1,4%.

 

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