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L'Edito

Tromperie

Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:4827 Le 03/08/2016 | Partager
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Tout ça pour en arriver là. Pour redécouvrir que le Maroc a failli saboter une filière prometteuse de valorisation des déchets. Que les RDF, ces fameuses ordures qui ont servi, dans leur variante napolitaine, de «soupe aux sous» politique pendant plusieurs semaines, l’Italie en exporte aussi, comme en témoigne notre enquête sur place, en Autriche, aux Pays-Bas, en France, au Danemark, en Espagne, en Allemagne et même en Tunisie... Des pays où la conscience écologique est loin d’être usurpée. Au Maroc, cette vraie-fausse polémique a fait douter ceux qui combattent aux premières lignes, et depuis des années, sur ce front. Et ils sont nombreux tant dans le secteur privé, les cimentiers en premier, qu’à l’intérieur de certains établissements publics. Mais après tout, que peut faire l’infanterie quand les généraux, c’est-à-dire les ministres d’un gouvernement démocratiquement élu, sont eux-mêmes en plein patinage artistique et, pour certains, surfent sur la bipolarisation du débat. Avec, d’un côté, une population induite en erreur, de l’autre, une élite et/ou des décideurs que l’on essaye de présenter comme menteurs, clientélistes et corrompus.
Cette dérive qui frôle la caricature a un nom: populisme. Elle a pour unique dessein d’infantiliser l’opinion, de susciter son adhésion à travers une logorrhée politique, où le souci est plus de faire croire que de faire. C’est-à-dire sans rien changer à son quotidien. Le plus grave, c’est lorsque l’opinion perd sa capacité de discernement dans un exercice de conditionnement où les éléments de langage, l’à-peu-près, prennent le dessus sur des critères objectifs de compréhension des enjeux. Comme pour les lots de terrain, l’affaire des RDF laisse des boulevards électoraux aux partis qui en font leur fonds de commerce. Mais c’est au prix d’un dangereux appauvrissement du débat politique et d’une tromperie sur marchandise.

 

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