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L'Edito

Sottise

Par L'Economiste| Edition N°:3150 Le 16/11/2009 | Partager

Le compromis proposé par Mezouar, le ministre des Finances, concernant la hausse de la TVA sur les produits pétroliers est renversant.Les faits: d’une manière inconséquente, ce gouvernement qui a subventionné à coups de milliards les produits pétroliers l’année dernière, ne trouve rien de mieux cette année que de les fiscaliser un peu plus en augmentant la TVA (alors que celle sur les produits «islamiques» baisse), engendrant un vif mécontentement politique et populaire. Il ne faisait de doute pour personne que le ministre des Finances (ou bien si ce n’était lui, son Premier ministre) retirerait cette sotte proposition qui a pour seule explication «l’uniformisation des taux»… que la langue de bois gouvernementale appelle du doux nom de «simplification». Tout le monde l’aura remarqué, de simplification il n’y en a point. En revanche, ce qu’il y a dans ces modifications constantes de taux, ce sont des hausses régulières, qui mécontentent déjà tout le monde et qui vont finir par gêner considérablement la compétitivité du pays. En effet, surtout avec la crise, partout on voit baisser la TVA, d’une part pour damer le pion aux concurrents, d’autre part pour soutenir la consommation. Au Maroc, on fait le contraire, chaque année un peu plus.Malgré les protestations de tous les partis y compris leur parti respectif, le RNI et l’Istiqlal, ni Salaheddine Mezouar, ni Abbas El Fassi n’ont retiré la sur-taxation des produits pétroliers.Pour désarmer les protestataires, quelqu’un, dans l’administration ou dans le gouvernement, a imaginé un montage renversant, encore plus nigaud que la proposition elle-même: on garde la hausse de la TVA mais on la finance avec la Caisse de compensation! Oui, vous avez bien lu: on inventera un mécanisme compliqué de nature à susciter la méfiance. La belle sottise que voilà, puisque c’est la Caisse de compensation qui sert de thermomètre pour mesurer la qualité de la politique budgétaire. Nadia SALAH

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