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L'Edito

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Par L'Economiste| Edition N°:3124 Le 08/10/2009 | Partager

Voilà plusieurs années qu’a été lancé le projet de réforme de l’enseignement supérieur. Des efforts ont été obtenus sur la question de l’autonomie, c’est incontestable, même si le système reste à parfaire. Les tares de la gestion universitaire sont connues notamment l’incapacité originelle à s’inscrire dans une vision entrepreneuriale de rendement, d’objectifs. Transiter d’un modèle où la marge des présidences d’université est handicapée par des détails administratifs qui inhibent leurs compétences et leurs capacités d’innovation, reste il est vrai une gageure. Du coup l’autonomie, du moins dans son principe, aura été salutaire, puisque le mode d’intervention des universités ne peut être fixé dans le moindre détail par l’administration centrale. Ce qui semble être la phase deux de la réforme mérite d’être suivie aussi car l’esprit et les orientations ne sont pas inintéressants. S’il s’agit avant tout de déléguer à ces établissements un maximum de liberté de gestion, en contrepartie d’une responsabilisation sur des résultats, c’est que l’on veut réellement s’inscrire dans une vision moderne du management de l’enseignement supérieur. Jusqu’à présent l’accent a surtout été mis sur les modifications de structures sans mettre la finalité au premier plan. La mise à niveau des infrastructures, des capacités d’accueil et du nombre de filières est certes toujours d’actualité. Elle est exceptionnelle par l’ampleur de ses engagements (près de 13 milliards de DH) et la force de l’engagement à travers la caution royale. Ce qui change en revanche, c’est que le souci de réajustements tente de s’adapter à l’objectif final, c’est-à-dire quel type d’enseignements universitaires pour quel marché. Il faut le reconnaître, c’est seulement en plaçant au premier plan ces impératifs que l’on peut obtenir des résultats et l’adhésion de ceux qui devraient être les acteurs de ces transformations. En clair, la réforme tente de soigner son déficit de sens. Mohamed BENABID

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