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L'Edito

Plaqué or

Par L'Economiste| Edition N°:4336 Le 11/08/2014 | Partager

LE CESE va jouer très gros sur la question des retraites. Le Conseil devra réussir à écrire un rapport consensuel, en clair avec les syndicats – qui en sont membres –, sur la réforme des retraites, essentiellement des retraites publiques ( lire Parailleurs).

Personne ne met le doigt dessus, mais le vrai gros problème c’est le régime des fonctionnaires, un régime plaqué or. L’explication est très simple: les deux côtés de la table des négociations sont également intéressés à faire monter les prix; puis, quand les gouvernements étaient appelés à donner leur aval, pas de frein non plus, puisque la note serait présentée bien après eux. Alors qu’il crée de grandes iniquités sociales, ce mécanisme extravagant n’est jamais mis en relief.
Qu’arrive-t-il à une voiture sans frein et sans pilote? Elle tombe dans le précipice. Nous y tombons. Les contribuables, beaucoup moins bien lotis que les agents publics,  vont devoir payer la note. Mais d’abord, le CESE devra trouver un moyen de faire signer les syndicats, au moins pour fabriquer un fond à ce précipice.
En traitant ce terrible problème, il y a  tout juste un an, la Cour des comptes  a compté que le «trou» des retraites est pratiquement équivalent au PIB du Maroc, ou à deux bonnes années d’exportations. On comprend que tous les rapports du FMI sur le Maroc en fassent une question prioritaire. La Cour a proposé un processus qui découpe les résistances en plusieurs morceaux successifs, pour les rendre plus «avalables».
Le CESE va-t-il travailler dans ce sens, fort de la présence syndicale en son sein? Des syndicats ont déjà dit que le CESE ne leur convenait pas pour négocier: on l’aurait parié! Ils préfèrent le système décrit plus haut!  Ils sous-entendent ainsi qu’ils sont indifférents à la sécurité financière du Royaume et à l’équité sociale entre les Marocains. Une position très lourde de conséquences.

Nadia SALAH

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