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L'Edito

Myopie

Par L'Economiste| Edition N°:2170 Le 13/12/2005 | Partager

On l’avait remarqué depuis quelque temps, le retour de la politique, ou du moins de l’économie politique, est réaffirmé avec vigueur dans les discours des institutions internationales, -Banque Mondiale, FMI… Un recadrage bienvenu. Beaucoup d’entraves au développement de pays comme le Maroc sont en effet dues à des mécanismes politiques et au jeu de groupes d’intérêt. Par exemple, lorsque le gouvernement reconnaît implicitement ne pas oser réformer l’agriculture, y compris dans le très ambitieux programme Emergence, évidemment, nous réalisons rapidement que nous sommes en confrontation avec ces groupes d’intérêt. De la même manière, vous aurez beau vous offusquer de ne voir figurer aucun “jeune entrepreneur-jeune diplômé” sur la liste des bénéficiaires des terres Sodea-Sogeta, cela n’y changera pas grand-chose. Saupoudrons pour ne pas déranger et surtout évitons de heurter les groupes d’intérêt. Un conservatisme particulièrement préjudiciable si l’on n’a pas compris la quintessence du travail qui reste à faire. C’est-à-dire expliquer qu’une réforme c’est des gagnants et des perdants. Si les perdants ont un pouvoir important alors ils sont capables de bloquer les réformes. Comment par exemple convaincre ces mauvais loosers que le démantèlement peut se traduire dans un premier temps par des pertes de rente, de profit, mais qu’il existe en contrepartie de réelles opportunités pour réaliser des bénéfices. A condition d’être réellement entreprenant. Cette myopie bien évidemment conforte cette impression de lenteur des réformes ou de leur non-aboutissement. D’autres, comme l’économiste en chef de la Banque Mondiale, croient y déceler un problème de gouvernance ou un déficit de leadership. Le résultat est le même.Mohamed BENABID

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