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L'Edito

Libertés

Par L'Economiste| Edition N°:3110 Le 17/09/2009 | Partager

On ne peut pas approuver cette petite association, le Mouvement alternatif des libertés individuelles (Mali), qui joue la provocation pour changer les habitudes concernant la rupture du jeûne. Le changement ne peut en aucun cas venir d’une agression de la majorité par une minorité. Or, c’est ainsi que la majorité marocaine ressentira l’action de cette association. Contrairement à ce que l’on croit souvent, l’article 222 du code pénal ne réprime pas la rupture du jeûne, mais seulement son caractère public. En privé, la liberté individuelle est protégée, ce qui n’est pas la règle commune des pays musulmans.Les libertés individuelles se sont développées au Maroc. Tout le monde en convient, et chacun est conscient du rôle des Souverains dans ce développement. Il est naturel que des groupes réclament d’aller plus vite et plus loin tandis que d’autres exigent le contraire. C’est la loi de la diversité, résultat normal de l’accroissement des libertés individuelles. Ce qui, bien sûr, ne donne à personne le droit d’imposer sa dictature à la majorité.Le corps social est parcouru de passions, d’émotions et de luttes pour la domination. Pour dominer, justement, le Mali est tenté de compenser la faiblesse de ses troupes par une visibilité médiatique, de manière à prendre les autorités politiques en otage. Mais il est évident que l’accroissement de la visibilité ne renversera pas le sentiment majoritaire autour de la rupture publique du jeûne. La société se sentira certainement agressée dans ce qu’elle ressent comme essentiel et identitaire. Elle pourrait alors exiger qu’il soit mis fin à l’ouverture privée laissée par la loi. La simple observation sociale montre que ceci a toutes les chances de se produire : la société, tentée de se refermer, mettra fin pour une période indéfinie au processus de libéralisation. Dans cet inutile combat des extrêmes, quel échec pour nos libertés à tous!Abdelmounaïm DILAMI

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