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L'Edito

La honte

Par L'Economiste| Edition N°:1880 Le 21/10/2004 | Partager

C’est une honte. Nous voilà à nouveau dans le fond de la classe pour la perception de la corruption! Pis, le Maroc a reculé fortement depuis quatre ans!Bien sûr, il ne s’agit que de perception, pas de la corruption elle-même, impossible à mesurer, mais il n’empêche que ce n’est pas bon du tout. Il doit y avoir encore des panneaux publicitaires qui restent de cette navrante campagne que l’ancien gouvernement avait cru intelligent de mener. Il était devenu sourd à toutes les voix qui lui disaient que ce n’est pas ainsi qu’on travaille ce problème; il avait fait en sorte d’éloigner tous ceux qui savaient de quoi ils parlaient, pour rester seuls en piste et refuser toutes les propositions efficaces de lutte.Les gens voient bien ce qui leur arrive. Elle est là la vraie corruption au Maroc: dans la vie de tous les jours des gens ordinaires. Ils voient bien que les procédures sont devenues plus difficiles, donc plus sujettes à passe-droit; ils voient bien ces guichets que l’on ferme plus tôt, qu’il faut donc faire rouvrir… par-derrière; ils voient bien les complications inutiles qui sont posées partout et qu’il faut donc faire lever… avec un peu de graisse; ils voient bien que la transparence de décisions publiques a considérablement baissé; ils voient bien que la Justice a abandonné sa réforme tout en disant le contraire; ils voient bien le négligé moral dans lequel s’enfoncent les services publics… Pas étonnant donc que notre pays ait reculé! On a tout fait pour cela.Nous voilà avec 3,2 points sur l’échelle de Tranparency quand la Tunisie en a 5, c’est-à-dire pile la moyenne, quand la Jordanie en a 5,3 et quand Oman ou les EAU ont, eux, 6,1 points, presque le double que nous! Alors que l’on ne vienne pas dire que c’est une question de culture ou de régime! C’est uniquement une question de volonté politique de s’occuper vraiment et efficacement des plus démunis, de ceux qui sont les premières victimes de la décadence des services publics et de la dégradation de la décision politique.Nadia SALAH

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